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lundi 17 décembre 2018

Mon avis sur "Phobos 1"


Série : Phobos (tome 1)

Auteure : Victor Dixen

Genre : Science-fiction

Résumé :

« Six prétendantes.
Six prétendants.
Six minutes pour se rencontrer.
L’éternité pour s’aimer.
Ils veulent marquer l’histoire avec un grand h.

Ils sont six filles et six garçons, dans les deux compartiments séparés d’un même vaisseau spatial. Ils ont six minutes chaque semaine pour se séduire et se choisir, sous l’œil des caméras embarquées. Ils sont les prétendants du programme Genesis, l’émission de speed-dating la plus folle de l’Histoire, destinée à créer la première colonie humaine sur Mars.

Elle veut trouver l’amour avec un grand a. Léonor, orpheline de dix-huit ans, est l’une des six élues. Elle a signé pour la gloire. Elle a signé pour l’amour. Elle a signé pour un aller sans retour...

Même si le rêve vire au cauchemar, il est trop tard pour regretter. »

Ma note : 3/5

Mon avis :

J’ai lu la version numérique de ce roman à la couverture magnifique avec ses couleurs flamboyantes! Le récit est au temps présent, en partie à la première personne (narratrice Léonor) et en partie à la troisième personne pour les scènes où l’héroïne est absente. Mon avis est mitigé. Pour être franche, j’ai bien failli en cesser la lecture. Mais, à cause des nombreux commentaires coups de cœur que j’ai lus sur cette saga, j’ai persisté. Et en fait, une fois rendu au speed-dating, c’est devenu beaucoup plus intéressant.

Alors, avant de vous parler des points forts, je vais commencer par vous expliquer ce qui m’a moins plu. Personnellement, je préfère un roman avec moins de descriptions et avec plus de rythme. Les nombreux détails ralentissent énormément l’action. Tellement, que j’ai lu en diagonale de nombreux passages, comme les longues descriptions et tous les chapitres où l’héroïne ne s’y trouvait pas. J’aurais d’ailleurs préféré que l’histoire ne soit racontée que par Léonor. Bien que les points de vue de la responsable du programme Genesis et du fils de l’employé Fisher soient intéressants, en tant qu’auteure, je ne vois que tous les passages inutiles que j’aurais coupés pour accélérer le rythme. Au début, ça m’empêchait vraiment d’entrer dans l’histoire, même si j’aimais assez le style d’écriture de l’auteur.

Pour mieux comprendre, voici un extrait. Il s’agit d’une longue description qui, à mon avis, ralentit le rythme :
« Seules Kris et Liz ont gardé leurs cheveux attachés, couronne de tresses pour l’une et chignon pour l’autre. Ceux de Fangfang et de Safia s’étoilent autour de leur visage comme des corolles de fleurs noires. Ceux de Kelly évoquent un soleil, les rayons des mèches blondes pointant dans toutes les directions. Je me dis que ça donnerait un superbe résultat, avec la fonction aquarelle de ma tablette portfolio »

L’image est jolie, mais écrire un paragraphe entier sur la chevelure des personnages surcharge le texte et me faisait soupirer d’ennui. Ne vous méprenez pas, j’aime les descriptions! Bien sûr, j’en mets aussi dans mes romans. Mais j’ose croire qu’elles servent à l’histoire plutôt qu’à alourdir le récit, sinon, mes bêta-lectrices me le rappelleront... Bon, je précise qu’il ne s’agit que de mes goûts personnels, mais dans cet extrait de Phobos, dire que la plupart des filles avaient détaché leurs cheveux et qu’ils flottaient dans tous les sens m’aurait amplement suffi. Une phrase au lieu d’un paragraphe.

Autre chose m’a aussi moins plu : la façon dont l’information est transmise au lecteur. L’auteur se sert du dialogue pour nous donner des détails de l’intrigue, ce qui sonne tellement faux, pas du tout naturel. Dans la vraie vie, une personne ne balancerait pas, juste comme ça, une tonne de renseignements très précis à une autre personne qui est déjà au courant de tout! Et cela, sans même être interrompu! Ce genre d’informations a sa place dans la narration et non dans le dialogue, parce que là, le texte ne paraît pas suffisamment travaillé, comme s’il s’agissait d’un avant-dernier jet.

Maintenant, les côtés positifs, parce que oui, il y en a! J’ai trouvé l’histoire vraiment originale! Cette téléréalité de rencontres dans l’espace, pendant le voyage jusqu’à mars dans le but d’y vivre, je n’ai jamais vu ça ailleurs. Avec les enjeux financiers et politiques qui entourent le programme, on sent que Victor Dixen a réfléchi à tous les aspects. L'intrigue est donc très bien construite. Le style d’écriture est agréable à lire (si on oublie les longueurs). L’auteur a aussi su ajouter beaucoup de mystère à l’histoire. Sur certains points, je suis même restée sur ma faim. Les réponses viendront sans doute dans la suite...

J’ai pris 3 mois pour lire le tiers du livre, puis 3 jours pour le reste! Ça vous donne une idée... Quoique j’ai trouvé le début ennuyant, le reste m’a captivée! J’imagine que la suite sera tout aussi captivante. D’ailleurs, la fin du roman nous donne envie de poursuivre la lecture de la série qui comprend 4 tomes.

Bref, une histoire originale, captivante (à partir du tiers du livre) et facile à lire. Ce roman plaira à tous les amateurs du genre science-fiction et jeune adulte, fille ou garçon. N’ayez crainte, la science-fiction y est très légère et s’intègre parfaitement à l’histoire, sans être dérangeante (pour ceux qui, comme moi, aiment moins ce genre).

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