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dimanche 31 mars 2019

Mon avis sur "Une fille comme elle"


Série : Tome unique

Auteure : Marc Levy

Genre : Comédie romantique



Résumé :


«  À New York, sur la 5e Avenue, s’élève un petit immeuble pas tout à fait comme les autres…

Ses habitants sont très attachés à leur liftier, Deepak, chargé de faire fonctionner l’ascenseur mécanique, une véritable antiquité. Mais la vie de la joyeuse communauté se trouve chamboulée lorsque son collègue de nuit tombe dans l’escalier. Quand Sanji, le mystérieux neveu de Deepak, débarque en sauveur et endosse le costume de liftier, personne ne peut imaginer qu’il est à la tête d’une immense fortune à Bombay… Et encore moins Chloé, l’habitante du dernier étage.

Entrez au N° 12, Cinquième Avenue, traversez le hall, montez à bord de son antique ascenseur et demandez au liftier de vous embarquer… dans la plus délicieuse des comédies new yorkaises ! »


Ma note : 3.5/5



Mon avis :

D’abord, ce livre m’a été suggéré par une amie. Comme je n’avais encore jamais lu de Marc Levy et que j’aime bien les romances, j’ai décidé de me plonger dans sa version numérique.

La couverture, que je trouve jolie, a su attirer mon regard avec ses belles couleurs. Le résumé m’intriguait aussi, avec l’histoire d’amour entre Sanji et Chloé. Par contre, en cours de lecture, ce résumé m’a déçue. Je m’explique… J’avais l’impression que Sanji deviendrait liftier en début de roman, peut-être au tiers, tout au plus, alors qu’il ne le devient qu’à la moitié. Ce délai a fait en sorte que j’ai trouvé ma lecture du début longue et n’aboutissant à rien. J’ai donc pris plusieurs semaines à lire la première moitié. Par contre, il ne m’a suffi que d’une seule journée pour terminer le reste. Si ce résumé ne m’avait pas créé de telles attentes, sans doute me serais-je moins ennuyée dans la première moitié.

Le récit est écrit à la troisième personne. Là, bien que je préfère à la première personne, la plume de Marc Levy est si fluide, harmonieuse, jolie et simple que cette narration ne m’a presque pas dérangée. En fait, elle ne m’a dérangée qu’au début. Et puis, j’ai dû m’habituer, ou alors, comme je trouvais ma lecture plus intéressante, je suis arrivée à oublier que le récit était au « il ».

Question rythme, j’ai rencontré à quelques reprises (encore là, surtout dans la première moitié) quelques longueurs. Dans ce début, j’aurais aimé que l’auteur me donne un peu plus de matière à maintenir l’intrigue, ou mon intérêt, quoi. Par contre, j’ai trouvé sa vision et sa façon d’aborder l’histoire intelligentes. On ressent une belle philosophie derrière les écrits. Marc Levy semble toujours bien choisir ses mots. Ça coule bien et c’est facile à lire.

On appelle ce roman une comédie romantique, et oui, il s’agit d’une comédie, j’ai d’ailleurs bien apprécié son humour et ri à plusieurs reprises. Par contre, ce n’est pas vraiment une romance. Dans une romance, je m’attends à, au gros minimum, 30 % de contenu se rapportant à l’intrigue sentimentale. Mais dans ce roman-ci, je dirais qu’il y en a moins de 10 %. Et dans ce moins de 10 %, je n’ai pas ressenti beaucoup l’émotion passer. Il y a, oui, un côté romantique, mais j’aurais voulu que l’auteur approfondisse sur les sentiments des protagonistes. Bon, c’est peut-être dû à mon habitude des récits au « je », plus près des émotions, car le lecteur est dans la tête du personnage. Ici, ce n’est pas le cas. Donc, l’émotion passe moins bien. Mais, même là, j’aurais voulu plus de détails, comme la fin qui me laisse sur ma faim. Ne vous en faites pas, la boucle se referme bien, mais beaucoup trop vite, à mon avis. J’aurais voulu en connaître bien davantage. J’ai eu l’impression que l’auteur me laissait combler les trous de cette fin, comme je le souhaitais, alors que j’aurais préféré découvrir sa vision à lui. Tout le long du roman, l’action est détaillée parfois plus que je le voudrais, mais à la fin, rien, pas de détails, ce qui fait un non-sens pour moi et m’a donc déçue. Tout de même, je dirais que, globalement, j’ai passé un bon moment de lecture.

Bref, une sympathique comédie romantique que je suis contente d’avoir lue, ne serait-ce que pour découvrir la très belle plume de l’auteur Marc Levy. Ce roman plaira sans doute aux amateurs et amatrices qui recherchent une lecture contemporaine légère, intelligente et avec une rafraîchissante touche d’humour.

lundi 4 mars 2019

Mes solutions pour écrire sans bloquer



Vous arrive-t-il de frapper un mur en phase d’écriture? Moi, oui. Je crois que c’est normal et qu’il faut même s’y attendre à un moment ou à un autre. Aujourd’hui, j’avais donc envie de vous parler de mes solutions personnelles pour surmonter ces petits et gros blocages. Vous en utilisez peut-être déjà plusieurs, mais sinon, cet article pourrait vous offrir quelques pistes à suivre pour vous en sortir.

Voici différentes hypothèses de ce qui peut causer un blocage et, pour chacun, les solutions proposées.


HYPOTHÈSES et SOLUTIONS


1) La présence de trous à combler :

Parfois, l’absence de détails dans mon plan m’empêche d’écrire, parce que la scène est trop imprécise dans ma tête. Si vous travaillez sans plan, en rédiger un pourrait être une solution pour vous, car il vous servira de guide. Alors que certains le suivent fidèlement, d’autres n’en font pas, parce qu’ils savent justement qu’ils s’en écarteront. Pour ma part, je le suis, mais en restant ouverte à le changer au fur et à mesure que les idées viennent. Ainsi, je l’utilise pour noter et organiser l’histoire et ses intrigues et, une fois le premier jet entamé, il évolue continuellement, en m’inspirant même de nouvelles idées...

Toutefois, un plan est un résumé. Normal, donc, quand on en arrive là, de s’imaginer les grandes lignes d’une scène, un peu comme une vidéo truffée de trous noirs. Pour y voir plus clair et éviter de bloquer durant l’écriture, il faut combler ces trous. Quand je n’y parviens pas facilement, voici les étapes que j’utilise.

  • Je révise mon plan pour me remémorer la direction que prendra l’histoire.
  • Certains suggèrent de noter le début, le milieu et la fin de la scène en question, mais personnellement, j’écris plutôt une brève liste de tous les points qu’elle devrait contenir. Puis, je les place en ordre du premier au dernier arrivé.
  • Je m’imagine ensuite la scène comme un film. J’observe ce qui m’apparaît, par exemple l’action, l’environnement, les dialogues, les émotions ressenties par mes personnages, bref, tout ce qui m’aide à lui faire prendre vie dans ma tête.
  • Quand ce film me semble plus complet, j’écris, en commençant par ce qui se rapporte au premier point de ma liste. Si je ne suis pas inspirée, je résume ce même point. En écrivant, les idées viennent souvent… Peu importe si mes phrases sont jolies ou non, c’est secondaire à cette étape-ci, pour surmonter un blocage… Généralement, pendant la relecture, une meilleure idée ou formulation germe dans ma tête. Après quoi, je modifie mon texte et, graduellement, façonne la scène à mon goût.
Au pire, vous pourrez entièrement réécrire le début, une fois que votre premier jet sera terminé, puisque vous maîtriserez alors mieux votre scénario. N’oubliez pas qu’un premier jet est seulement une base de votre roman. Vous savez comme moi qu’on le retravaille toujours. Et, rien ne sert de tout rédiger à la perfection du premier coup. Pourquoi? Car en cours d’écriture, l’histoire pourrait prendre une direction différente, ce qui affectera ce texte que vous tentez de perfectionner. Vous devrez donc, de toute façon, le réécrire…  


2) Des recherches insuffisantes :

Évidemment, si vous ne connaissez pas assez bien un sujet, vous ne saurez pas quoi en dire. La solution est simple, faites vos devoirs en lisant sur le thème approprié ou regarder des vidéos qui en parlent. Si l’ampleur de la tâche vous décourage, évitez de tout faire en une seule fois. Planifiez plutôt quelques minutes par-ci par-là.


3) Une vision trop vague :

Durant l’écriture, lorsqu’une description se présente, c’est souvent le moment où j’arrête. J’ai besoin d’un visuel clair de ce que j’ai à décrire. Mais cette image, je n’en vois parfois qu’une partie, le reste étant encore une fois truffé de trous. Voici quelques moyens que j’utilise pour parvenir à les combler.

  • Je monte un dossier d’images des principaux éléments à décrire. Par exemple, dans mon prochain roman, plusieurs scènes se déroulent dans un manoir. J’ai donc recherché, puis enregistré des photos des différentes pièces. Quand ça ne représente pas parfaitement ce que j’ai en tête, j’ajoute des notes sur l’image, comme « accent rose au lieu de turquoise ». Je fais la même chose pour mes personnages ou les objets que je visualise mal, mais qui sont importants à l’histoire.
  • Si vous êtes habiles dans ce domaine, vous pouvez aussi dessiner ou modifier l’image avec un logiciel pour qu’elle représente mieux ce que vous imaginez. Personnellement, je dessine les lieux des scènes principales pour situer les bâtiments sur le terrain environnant (forêt, montagne, bâtiments avoisinants, route, etc.). Ça m’aide à rester cohérente. Parfois, ça m’inspire aussi quelques idées…
  • S’ils sont réels, vous pouvez imprimer la carte des lieux, et même l’image satellite avec la topographie du terrain. Vous y noterez ensuite le trajet parcouru ou l’endroit où se déroulent les scènes plus importantes.
Conseil : Surtout si vous écrivez une série et que certains lieux reviendront dans la suite, pensez à en conserver un visuel comme référence future. Ça vous permettra de rester constant dans vos descriptions.


4) Un manque d’idée en plein cœur d’une scène :

Quand ça m’arrive, différentes options s’offrent à moi.

5) L’inspiration manque à l’appel :

Ça peut m’arriver quand je modifie du tout au tout une scène à laquelle je réfléchis donc pour la première fois. Il est alors bénéfique de laisser reposer le texte quelques jours pour prendre le temps de s’inspirer d’autres choses.


6) Raison physique ou psychologique

Bien sûr, l’auteur peut aussi frapper un mur en raison d’un malaise physique (fatigue, maux de tête, etc.) ou psychologique (manque de motivation, dépression, etc.). Alors là, avant toute chose, la solution sera de prendre soin de vous. Je sais que, quand je me sens bien, j’écris plus facilement et avec de meilleures idées.

Mais pour le manque de motivation, voici ce qui m’aide :
  • Je me donne de petits objectifs. Il est vite décourageant de songer à tous ces chapitres qu’on doit produire et aux nombreuses corrections à effectuer pour qu’une histoire devienne le livre qui nous satisfait. Peut-être si décourageant que, consciemment ou non, l’auteur retardera le plus possible le moment d’écrire. Si tel est votre cas, concentrez-vous plutôt sur quelque chose de plus accessible, comme une scène ou même une phrase. Vous penserez à la prochaine lorsque vous y serez rendu. Avancer un petit pas à la fois allège la tâche et peut vous rappeler qu’en fait, vous aimez écrire, ce qu’on oublie parfois quand on est démotivé.
  • Je me mets dans l’ambiance, soit en m’isolant dans un endroit calme ou en écoutant de la musique inspirante avec mes écouteurs. Si vous avez une routine d’écrivain, faites-la, ou faites tout ce qui pourrait vous aider à vous sentir bien et entrer en mode écriture.
  • Je relis mon dernier chapitre. Souvent, ça éveille une envie de rédiger la suite.

7) Environnement qui ne favorise pas l’écriture

  • S’il y a trop de bruits, mettez de la musique dans vos écouteurs, ou alors, trouvez un endroit ou un moment de la journée plus calme qui vous permettra d’écrire.
  • Si votre entourage vous déconcentre, pourquoi ne pas mettre une affiche ou un accessoire (foulard, chapeau, etc.) pour informer vos proches que lorsqu’ils voient ce signe, vous êtes dans votre bulle d’écrivain? Déterminez d’abord ensemble la meilleure façon de communiquer avec vous dans ces moments-là. Ils pourraient vous envoyer un message ou, en silence, laisser par exemple un carton rouge à vos côtés pour vous faire savoir qu’ils veulent vous parler. Aussitôt que vous le pourriez, vous iriez les retrouver.

✿✿✿
Voilà, je pense avoir fait le tour. Sur ce, je vous souhaite d’écrire sans bloquer!

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