mercredi 8 mars 2017

Quand publier son premier roman?

 
Alors qu’approche la publication de mon tout premier roman, le tome 1 de la trilogie ONEIDA, j’ai pensé vous écrire un article sur le sujet du premier roman.

Vous ne le savez peut-être pas, mais le tome 2 de ma trilogie ONEIDA, tout le plan du tome 3 et même la moitié du tome 3 sont écrits (même s’ils doivent être retravaillés). Les circonstances de la vie ont fait que j’ai poursuivi l’écriture de cette série avant de publier le tome 1. Avec le recul, je me dis : « Heureusement! Quelle chance! Fiou! » 😨 Même que, maintenant, je n’hésiterais pas à conseiller à l’auteur d’un premier roman d’écrire la suite ou autre chose avant de le publier. Oui, je sais, j’en entends déjà rouspéter : «  Ça sera trop long; c’est trop de travail; j’ai hâte de le publier pour que tout le monde qui m’en demande des nouvelles puisse le lire! » Hé! Vous n’avez pas à suivre mes conseils, faites bien ce que vous voulez, mais moi, j’aurais vraiment regretté la publication de mon premier roman sans avoir d’abord écrit autre chose. Vous savez, parfois, cultiver sa patience rapporte gros. Dans mon cas, ces fameuses circonstances de la vie m’ont forcée à patienter. Ce n’était pas un choix… mais tout de même, ça m’a été très bénéfique! Pourquoi? Parce que plus j’écrivais, plus j’apprenais et plus je voyais mon texte autrement!

 

Une vision inexpérimentée

Tout le monde sait qu’un premier jet doit être retravaillé. Mais même en le retravaillant plusieurs fois, pouvez-vous vraiment voir ce qui ne va pas? Vous pensez peut-être que oui, mais si vous relisiez votre texte 1 an plus tard, après avoir gagné en expérience d’écriture, penseriez-vous toujours pareil? Moi, quand je relisais mon texte, sans même en avoir conscience, quelque chose d’important faisait défaut. Ça m’empêchait de voir les erreurs ou les mauvaises formulations. Cette lacune venait de mon manque d’expérience en écriture. Ça influençait la façon dont je percevais mon texte. Par exemple, pourquoi un mécanicien et un psychologue interprètent-ils différemment le comportement d’une personne et un problème de voiture? Parce que l’un a appris la mécanique et l’autre, la psychologie! Après cet apprentissage, ils n’ont plus jamais eu la même vision! Tout se trouve alors teinté de leur nouvelle vision. Plus possible de revenir en arrière! Et qui le voudrait? Eh bien, pour l’écriture, c’est pareil. Plus on apprend à bien écrire, plus notre vision se transforme, évolue, se raffine… Et alors, ce qui ne va pas vous apparaîtra comme souligné trois fois, en train de scintiller sous une boule disco qui tourne au-dessus! 😉 Plus moyen de ne pas le voir! Ce qui est merveilleux, car vous pourrez le corriger!

 

Manque d’expérience

J’en viens donc au manque d’expérience, puisqu’il obstrue la vision que nous avons de notre texte. Et comment gagne-t-on en expérience? En pratiquant, bien sûr! Voilà pourquoi écrire autre chose avant de publier notre premier roman peut être très profitable! Moi, je l’ai réalisé quand j’ai relu mon tome 1, après avoir écrit le tome 2. Wow! Que d’erreurs j’ai trouvées! 😲 Donc heureusement, oui, que je ne l’avais pas publié, car j’ai pu le retravailler!

Je trouve tellement que l’écriture se compare à un muscle que l’on veut renforcer! Tout comme un seul entraînement ne suffit pas au muscle pour gagner la force recherchée, l’écriture ne s’améliore pas en un seul jour! Et tout comme un muscle sous-utilisé finira par faiblir, l’écriture perd de sa finesse quand on la néglige trop longtemps.

Mais le nombre d'heures passées à écrire n’a pas été seul responsable de mes progrès. Les conseils de lecteurs expérimentés qui me servaient de bêta-lecteurs m’ont aussi beaucoup appris, en me faisant réaliser quelques lacunes… M’informer davantage en effectuant quelques recherches m’a également été très utile… Avec le temps et l’expérience, j’ai donc pu retravailler mon premier roman pour l’améliorer.

 

En conclusion

Je crois que mon écriture continuera à se transformer tant que j’écrirai, tout comme nos expériences de vie nous transforment aussi. Si je publie maintenant mon premier roman c’est que quand je le relis, j’en suis satisfaite, même après avoir écrit jusqu’à la moitié du tome 3 (en plus d’avoir au moins 20 fois retravaillé le tome 1!). C’est quand même bon signe, non? Mais bref, si vous avez écrit un premier roman et pensez le publier, je vous suggère de le laisser de côté un moment, le temps d’entreprendre un autre projet d’écriture. Relisez-le une fois que vous aurez pris plus d’expérience. Ça pourrait bien vous épargner quelques regrets…

 😊

6 commentaires :

  1. Coucou,
    je pense que tu as raison, il faut prendre son temps pour publier son roman. Même si au bout d'un moment, il faut y aller, car si on passe trop de temps à réécrire son roman, c'est autant de temps qu'on ne passe pas à en écrire un nouveau. Comme tout, c'est une question de trouver le juste milieu. En tout cas, si tu en ai satisfaite, c'est déjà une grande réussite !!!
    Bon courage pour la suite de cette aventure,

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    1. Merci!
      C'est vrai qu'à un moment donné, il faut y aller et se lancer. Je ne dis pas que mon roman est parfait, non. Mais j'en suis maintenant beaucoup plus satisfaite! Il faut bien commencer quelque part! :)

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  2. Tu as parfaitement raison!!! Plus on écrit et plus on évolue. Un roman doit TOUJOURS "dormir" quelques temps avant d'être relu et repris avec le recul suffisant. Lorsqu'enfin on est satisfait de ce qu'on lit, c'est effectivement bon signe!

    Bonne chance!

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    1. Tellement d'accord avec le "TOUJOURS"! :) Quelque chose que j'ai apprise avec le temps...

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  3. M.A. St-Pierre1 mai 2017 à 20 h 43

    Tu as tout à fait raison. Avant, je n'avais pas cette sagesse. Je crois que c'est le cas de beaucoup de débutants aussi. J'avais hâte de publier mes romans et les envoyais tout de suite à des maisons d'éditions. Les refus m'avaient beaucoup découragés. Je n'ai toutefois pas baissé les bras. J'ai persévéré et j'ai travaillé deux fois plus dur.

    Maintenant, trois ans plus tard, j'ai repris ma première saga après l'avoir laissée de côté et je peux dire que le premier tome n'a plus rien à voir avec sa première version. Beaucoup plus travaillée, plus mature et le style d'écriture est beaucoup plus agréable à lire (moins de fautes aussi). Je suis contente d'avoir été refusée il y a trois ans, car cela m'a permis de créer une meilleure histoire aujourd'hui, à partir de mes idées et du squelette du premier jet.

    Comme tu dis, ce ne peut pas être parfait. Je pense qu'on ne peut pas vraiment atteindre la perfection, mais au fil des années, on s'en approche un peu plus. On est de plus en plus expérimentés, on se découvre en tant qu'auteurs, nos forces et nos faiblesses... Notre imagination change aussi. Elle évolue au même rythme que nous. Tant que nous sommes satisfaits du travail que nous avons fait et du cheminement que nous avons accompli. C'est l'important.

    Si tu as cette sagesse, c'est que tu étais prête à faire le grand saut. C'est signe que tu as de l'expérience et du recul dans ce que tu fais.

    Enfin bref, j'ai tendance à m'étaler lorsque j'écris XD Tout ça pour dire que je comprends ce que tu veux dire par là et je suis contente de voir que certains auteurs partagent des expériences similaires aux miennes^^

    Bonne soirée!

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    1. Exactement! :) J'ai fait comme toi au début. J'ai envoyé d'anciennes versions aux maisons d'édition qui les ont refusées. Comme toi, je me suis retroussée les manches et j'ai travaillé encore plus fort. Et oui, moi aussi, mon texte a tellement évolué! Mieux écrit, meilleur style d'écriture, plus de maturité, scénario et personnages plus travaillés, plus d'ambiance et authenticité... Et la version que j'ai finalement publiée, aucune maison d'édition ne l'a lue, puisque j'ai plutôt choisi l'autoédition. Oui, ça vaut vraiment la peine de laisser reposer notre texte, de continuer à prendre de l'expérience et ensuite d'y revenir pour le relire!
      :)

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