jeudi 16 février 2017

Bonne nouvelle pour l’autoédition!


Dans mon article précédent, je vous parlais de mon choix de plateforme d’édition (cliquez ici pour le consulter). Mais ce choix changera pour la version papier, car j’irai plutôt avec Kindle Direct Publishing (KDP). Eh oui! Ils offrent maintenant une version bêta de la publication de livre broché avec impression à la demande.* Notez que KDP est le service de publication de livres d’Amazon. Vous pensiez qu’il s’agissait plutôt de Createspace? Moi aussi! En fait, Createspace fait parti du groupe Amazon qui le considère comme un intermédiaire additionnel (Amazon + Createspace) dans le processus de publication. Tandis que KDP, est plutôt la branche source d'Amazon, puisque KDP et Amazon sont considérés comme étant une seule et même entité.

Pourquoi est-ce une excellente nouvelle pour les auteurs indépendants?
  1. Parce qu’en choisissant KDP pour l’impression papier de son livre, une plateforme intermédiaire (comme Createspace) est soustraite de l’équation lorsque la version papier est achetée sur Amazon. Donc, l’auteur reçoit alors de meilleures redevances (jusqu’à 60 %, ce qui est environ 20 % de plus qu’avec un intermédiaire)!
  2. L’interface est en français. Youpi!!! Plus facile à comprendre pour un francophone, n’est-ce pas? Même pour moi qui possède une bonne connaissance de l’anglais, mais qui ne suis pas habituée avec le jargon du domaine de l’édition, comprendra mieux dans ma langue maternelle.
  3. Pour moi qui ai choisi KDP en vue de la version numérique (format Kindle), ça me facilitera la tâche, puisque j'aurai une plateforme de moins à gérer!

Comment ça marche?

Comme KDP pour version numérique. KDP peut attribuer gratuitement un ISBN. L’accord est non-exclusif. Il existe une fonction « Créateur de couverture » pour nous aider à créer la couverture, l’épine et la quatrième, via leur galerie d’image ou notre propre image.


Vous avez déjà publié sur Createspace?

Pas de problème, KDP vous offre la possibilité de le transférer!


Attention!

Pour l’instant, seul Createspace offre les épreuves papier, les exemplaires destinés à l’auteur et la distribution étendue, ainsi que les services de professionnels (révision, conception, mise en forme), services qui de toute façon n’étaient offerts qu’en anglais. Mais KDP promet d'un jour proposer ces mêmes fonctionnalités.

* Mise à jour  28 février 2017: La publication du livre papier au Canada sur Amazon.ca n'est pas encore offerte par KDP (elle est offerte pour la version numérique seulement), mais des bonifications sont à prévoir, ce pourquoi il s'agit d'une version bêta de ce service de publication. En attendant, je choisis donc plutôt Createspace pour la version papier.



Pour plus d’informations sur l’édition papier de KDP, voici le lien :

vendredi 10 février 2017

Autoédition : mon choix de plateforme


Dans cet article, je vous présente mon comparatif personnel de cinq plateformes où j’ai recueilli des informations en vue de l’autoédition de mon roman : Bouquinbec, Lulu, Createspace, Kindle Direct Publishing et Kobo wrinting Life. Il en existe plusieurs autres, mais puisque j’avais entendu de bons commentaires des quatre premières et que la cinquième est assez populaire, je souhaitais choisir parmi elles. J’ai donc épluché chacun de leur site et lu quelques articles de blogue à leur sujet. N’ayant pas toujours des exemples de coûts précis, je me suis alors fiée aux données de ceux qui l’ont fait avant moi et aux renseignements retrouvés sur le site de ces plateformes.


Les différentes plateformes d’édition


1. Bouquinbec.ca

Bouquinbec est établi à Montréal, au Québec/Canada, depuis 2010. Le site est en français. Pour version papier et numérique. La compagnie se décrit comme spécialiste de la publication accompagnée et offre différents services à la carte comme la correction, la mise en page, les tâches administratives (ISBN, inscription à la bibliothèque nationale), services d’un graphiste. Bien sûr, cela vient avec un coût. Pour un auteur qui est moins à l’aise avec l’informatique et le numérique, qui se sent un peu perdu dans toutes les démarches de l’autoédition, ou qui veut seulement être guidé par des professionnels du domaine littéraire, Bouquinbec offre une belle solution. J’ai l’impression que ça équivaut un peu à Librinova en France, bien que je connaisse peu Librinova pour vraiment en être certaine. Bouquinbec offre aussi des services d’impression pour un auteur qui veut s’autoéditer, mais vous devez avoir en main votre document PDF avec mise en page prête à l’impression, ou alors, payer pour qu’ils le préparent pour vous (95$ si j’ai bien compris). On vous donne des conseils, mais pas les règles exactes de mise en page, comme d’autres plateformes font. Vous devez donc les connaître si vous voulez le faire vous-même.

Quoiqu’ils se disent très transparents concernant les coûts à défrayer, ils ne le sont pas sur leur site, car on n’y trouve rien à ce sujet, ce que je leur reproche d’ailleurs. J’ai dû communiquer avec eux par courriel pour obtenir de l’information. Voici donc ce que j’ai appris :
  • Frais annuel : 49$ pour mise en ligne du format papier et numérique.
  • Format numérique : redevance 70%; le livre sera disponible sur leur librairie en ligne; le rendre disponible sur d’autres plateformes (comme Amazon, Archambault, Kobo, Fnac, Cultura) vous coûte 175$ et les redevances sont alors de 40%.
  • Il y a possibilité de faire des marques-pages à 0,20$ chacun.
  • D’ici 3 mois, le site permettra à l’auteur de suivre ses ventes au jour le jour.
  • Toutes les démarches peuvent se faire à distance.

2. Lulu.com

Compagnie américaine avec interface en français et assez jolie je dirais. Pour version papier et numérique. Mais selon certains avis, les étapes d’autoédition y seraient un peu brouillon, parfois mélangées à celles en anglais, et moins bien expliquées que Createspace. La qualité d’impression serait bonne. La mise en ligne d’un livre numérique est gratuite et, sans frais additionnel, votre livre se retrouve sur d’autres plateformes de ventes (Amazon, Barnes & Noble, Kindle, NOOK, iBooks, la boutique de Lulu.com et autres). Remarquez que Lulu offre plusieurs formats de livre numérique, contrairement à Amazon qui n’offre que le format Kindle. Propose aussi des services de marketing professionnel payants. Lulu peut attribuer gratuitement un ISBN et selon leur site : « Toutes les versions et éditions d'un livre (dos-carré-collé, relié à couverture rigide, eBook, etc.) doivent avoir un numéro ISBN différent. Ainsi, les clients sont toujours sûrs de commander le livre qu'ils souhaitent. »


3. Createspace.com

Compagnie américaine avec interface en anglais seulement… leur gros défaut! Pour version papier et numérique (mais il serait plus avantageux de faire la version numérique sur sa plateforme sœur Kindle direct publishing qui, de plus, possède une interface en français!). Je ne dirais pas qu’elle est jolie. Selon certains avis, les étapes d’autoédition y seraient clairement expliquées et la qualité d’impression serait bonne. La mise en ligne d’un livre numérique est gratuite et, sans frais additionnel, votre livre se retrouve sur d’autres plateformes (Amazon, la boutique en ligne de Createspace, Kindle). Offre, en anglais seulement, différents services payants de corrections, graphiste, mise en page et marketing. Createspace peut attribuer gratuitement un ISBN.


4. Kindle direct publishing (kdp.amazon.com)

Pour version numérique seulement.* Il s’agit de la plateforme d’autoédition d’Amazon pour livre numérique seulement (Amazon laissant la version papier à Createspace). L’interface est en français. À mes yeux, elle semble plus complexe, moins imagée, mais mieux organisée que celle de Lulu. Elle permet la mise en ligne sur Amazon au format Kindle, seul format, ce qui est problématique si on veut également le format PDF ou epub… Selon le site : « Il n’est pas nécessaire d’obtenir un code ISBN (International Standard Book Number) pour publier un livre avec Kindle Direct Publishing. Une fois le livre publié sur le site Web de KDP, Amazon.com lui attribue un code ASIN (Amazon Standard Identification Number) de 10 chiffres. Il s’agit d’un numéro unique à l’ebook qui identifie le livre Kindle sur Amazon.com. »

*Voir mon article suivant pour une mise à jour, car KDP offre également maintenant la version papier: http://dansmatetedapprentie.blogspot.ca/2017/02/bonne-nouvelle-pour-lautoedition.html 


5. Kobo Wrinting Life (fr.kobo.com/writinglife)

Pour version numérique seulement. Il s’agit de la plateforme d’autoédition de Kobo pour livre en version epub. L’interface est en français. Le site permet gratuitement la mise en ligne au format epub dans les boutiques en ligne Kobo. Ce format est utilisé sur la plupart des liseuses, tablettes et ordinateurs. La plateforme vous procure un ISBN pour ebook.



Quelques éléments à considérer

❀Coût d’impression du livre papier :

Pour chaque plateforme, j’ai choisi un format 6 pouces x 9 pouces, 274 pages, intérieur noir et blanc, pour une quantité de 1 livre. Aucun prix ne comprend les taxes, ni les frais de livraison.
  • Bouquinbec.ca : 19,23$ (+ 35$ d’ouverture de compte; plus vous achetez de copies papier, plus le coût à l’unité diminue, par exemple pour 25 copies, le coût de production devient 11,27$)
  • Lulu.com : 11,27$ (ouverture de compte gratuite; plus vous achetez de copies papier, plus le coût à l’unité diminue)
  • Createspace.com : 4,13$ (ouverture de compte gratuite; plus vous achetez de copies papier, plus le coût à l’unité diminue)

❀Frais de livraison :
  • Bouquinbec : ? Sur l’estimé, il est écrit « Enlèvement client ». Je ne sais pas trop ce que ça signifie.
  • Lulu : plus élevé qu’Amazon, mais se comparerait à Createspace. Pour obtenir un estimé des coûts d’expédition, il aurait fallu que je crée un compte et passe une fausse commande… Pourquoi faire simple, quand on peut faire compliqué, non?
  • Createspace : plus élevé qu’Amazon si acheté directement sur le site de Createspace. (6.99$ pour mon exemple un roman de 274 pages, format 6x9)
  • Amazon demeure celui qui possède les prix les plus bas, selon les dires de plusieurs, mais pour réellement obtenir un chiffre, je devais, là aussi, simuler une commande de livre, entrer mes informations personnelles, etc. (Si Createspace peut nous donner un coût approximatif de livraison, je me demande bien pourquoi les autres ne le peuvent pas…)

❀Vente avec diffusion sur d’autres plateformes :

Notez que si vous vendez votre livre, par exemple sur Amazon, en l’ayant édité sur une autre plateforme, cette autre plateforme prendra un pourcentage des profits de ventes. Vous pourriez décider de faire acheter votre livre directement sur le site de la plateforme d’édition, ce qui vous fera des redevances plus élevées, par contre, l’acheteur devra payer des frais de livraison plus coûteux et parfois attendre plus longtemps (comme avec Createspace qui ont apparemment des délais de livraison assez longs).



Mon choix et pourquoi

Je trouve les coûts de Bouquinbec trop élevés. On doit compter un abonnement annuel, alors que c’est gratuit sur les autres plateformes, en plus de frais d’ouverture de compte pour l’impression et de frais additionnels pour que notre roman se retrouve sur d’autres plateformes (sans compter que notre redevance sera moindre en bout de ligne). Le gros avantage, à mon avis, est l’accompagnement, on s’y sent moins seul dans toutes ces démarches, surtout pour un premier roman. Mais je crois que je saurai me débrouiller seule, ou alors, aller trouver l’aide nécessaire auprès de mes contacts, en cas de besoin…

Pour la version papier, je choisis Createspace, en espérant que je m’y retrouverai avec tout ce jargon anglais… Par contre, pas moyen d’obtenir leur code de profil de couleur ICC (utilisée par les graphistes pour créer l’image de couverture selon les vraies couleurs d’impression). Il faut leur fournir une image CMJN (Cyan-magenta-jaune-noir) et demander une épreuve-test avant l’approbation du livre. Le coût d’impression de Createspace est le plus avantageux de tous. La livraison est coûteuse, mais les lecteurs pourront acheter via Amazon et ainsi bénéficier de moindre coût d’expédition et d’un délai plus rapide. Je sais qu’avec la présence d’un intermédiaire, mes redevances seront moindres. C’est un choix que je fais en priorisant d’abord la facilité pour l’acheteur. Des coûts élevés de livraison et des délais longs pourraient rebuter quelques acheteurs…

Pour le format numérique, puisque je souhaite publier au format kindle et epub, je choisis deux plateformes : celle de Kindle (Kindle direct Publishing) et celle et Kobo (Kobo writing life). Ce sont les 2 formats les plus populaires, la mise en ligne est gratuite et directement dans leur boutique (aucun intermédiaire, donc meilleure redevance).

😊

jeudi 2 février 2017

Astuce pour écrire un texte qui défile comme une harmonie



Un jour, j’ai lu un texte qui m’a fait prendre conscience d'un point que je trouve maintenant important et que je tente désormais d’appliquer à mes propres textes. Bien qu'avant, je le mettais en pratique de façon plutôt naturelle (la plupart du temps),  je ne l’avais malheureusement pas réalisé avant mes dernières corrections de mon tome 1, j’espère que c’est tout de même harmonieux...

Quel est donc ce point important?

Écrire des phrases qui défilent comme une harmonie, c’est-à-dire des phrases qui commencent par des mots différents. 

Pour l’expliquer, j’aime bien l’analogie avec la musique. Imaginez-vous que vous lisez un texte et que toutes les phrases commencent par le même mot. Par exemple (attention, le texte suivant est un extrait du chapitre 2 d’ONEIDA, modifié en version saccadée non harmonieuse, pour ne pas dire en version expressément mauvaise!) :
« Je ne pouvais trop me l’expliquer, mais en plus de la douceur dans ses yeux ou de la beauté de ses traits, je fus frappée par quelque chose d’autre. Je ressentais une intrigante sensation, presque familière. Je me demandais s’il s’agissait d’un coup de foudre. Je l’ignorais, je n’en avais jamais vécu! Je trouvais, cependant, que ça émanait de lui, de sa proximité. Je le sentais très bien de son bras dans mon dos. J’en ressentais une chaleureuse sensation de réconfort. Je songeais, bizarrement, à la sécurité que l’on éprouve chez soi… J’avais l’impression que chez soi représentait dans ses bras! Je m’étais peut-être cogné la tête finalement. Je n’étais plus tout à fait certaine de bien raisonner… »
Dans cet extrait, toutes les phrases commencent par le mot je ou j’. Ne trouvez-vous pas qu’à la longue, ça devient agaçant? Ça paraît saccadé, enlève de la fluidité et en vient qu’à bloquer le lecteur, ou du moins, à lui faire vivre une expérience de lecture moins agréable. Ça me rappelle une éternelle même note de musique qu’on entendrait toujours se répéter à chaque seconde. Ça devient énervant, non?

Do. Do. Do. Do. Do. Do. Do. Do…

Mais si vous entendiez différentes notes de musique résonner chaque seconde, cela ne pourrait-il pas devenir une harmonie?

Do. Ré. Mi. Fa. Sol. La. Si. Do. Sol. Sol. Do. Mi. Ré. Ré. Do, etc.

Est-ce agaçant? Non. Si ces notes sont bien jouées et bien accordées, c’est même très plaisant à entendre! C’est la même chose pour un texte. Lire des phrases qui se suivent, mais commencent par une panoplie de mots différents représentent à mes yeux une réelle harmonie. Et cette harmonie est très agréable à lire! Par exemple (et là, voici le vrai extrait de mon roman) :
« Plus que la douceur dans ses yeux ou que la beauté de ses traits, quelque chose d’autre me frappa : une intrigante sensation, presque familière, que je ne pouvais trop m’expliquer. Un coup de foudre, peut-être? Qu'en savais-je, je n’en avais jamais vécu! Mais ça semblait émaner de lui, de sa proximité. Je le sentais très bien de son bras dans mon dos, comme une chaleureuse sensation de réconfort. Bizarrement, ça me rappelait la sécurité que l’on éprouve chez soi… Sauf que là, chez soi, ça représentait dans ses bras! Wow, m’étais-je cogné la tête finalement? Parce que sinon, je n’étais plus tout à fait certaine de bien raisonner… »
Remarquez que dans cet extrait, aucune phrase ne commence par le même mot. N'est-il pas plus harmonieux que le précédent? À vous de juger…

Êtes-vous d’accord? Dites-moi si vous voyez une différence entre les deux textes.