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mercredi 23 novembre 2016

Mon premier et vingtième roman…



Ça fait un bon moment depuis mon dernier article… Et en fait, si j’écris ce post aujourd’hui, c’est que j’aimerais bien connaître votre expérience personnelle sur l’ampleur de la tâche pour votre premier roman. J’espère que ça me rassurera, parce que j’ai tendance à me critiquer à ce sujet. Je me trouve trop lente à terminer le travail, même si j’y consacre le temps qu’il faut. Je me demande pourquoi je n’arrive pas à voir les mauvaises tournures de phrases, les fautes ou une incohérence du premier coup. En plus, il me semble que je les vois plus facilement chez les autres. Pourquoi est-ce différent avec mes propres écrits? J’ai probablement besoin d’un temps de recul. Ce que je prends et qui explique sans doute pourquoi je trouve ensuite d’autres erreurs (pas vues la fois précédente)… Est-ce la même chose pour vous? 

Je suis peut-être trop exigeante envers moi-même. L’idéal serait de demeurer super efficace, ultra concentrée et vigilante en tout temps. Mais bon, je suis écrivaine et j’aime rêvasser. Non pas que je perds mon temps à penser à n’importe quoi, en laissant tomber mon travail de correction, non. Au contraire… Vous savez, quand une idée ou une phrase vous monopolise l’esprit? Quand on s'obstine à trouver le mot juste, la phrase qui décrit le mieux, le détail le plus vraisemblable, le geste le plus réaliste? Parfois, j’ai l’impression d’en faire trop. Je me dis que je devrais cesser de toujours chercher la phrase parfaite, qu’elle n’a pas besoin de l’être. Mais en réalité, je crois que cette phrase m’agacerait toujours. Et une fois publiée, on n’y peut plus rien…

Donc, je suis encore en train de corriger mon tome 1 (vous vous souvenez, mon changement de style d’écriture?). Malheureusement, encore aucune publication de mon roman n’est en vue. Je n’ai pas eu de nouvelle de la troisième maison d’édition où j’avais envoyé mon manuscrit du tome 1 (avec l’ancien style). Lorsque je l’aurai terminé, je voulais envoyer la nouvelle version à une dernière maison d’édition. Plusieurs défis présents dans ma vie ont ralenti (le temps de quelques semaines) ce travail de correction. Bon, maintenant ce relâchement est fini. Et là, je poursuis avec encore plus d’ardeur, poussée par une détermination à toute épreuve! Oui, j’espère en effet parvenir à rendre ma trilogie totalement à mon goût, pour en être fière et qu’enfin elle soit publiée! Mais à force de corriger ce premier tome, mon premier roman, j’ai l’impression d’en avoir écrit vingt! Êtes-vous comme moi, à réécrire ou recorriger sans cesse votre bébé roman? Rassurez-moi… suis-je la seule à faire ça? Mais bon, ma mère m’a dit avoir entendu un écrivain dire qu’il réécrivait toujours ses romans 10 fois avant de les publier… Wow! Je vous lève mon chapeau, car je sais très bien tout le travail que cela exige…

Pour ma part, c’est surtout parce qu’il s’agissait, au départ, de mes balbutiements en écriture. C’était la première longue histoire que j’écrivais. Vous vous imaginez donc (eh oui, je vous le confirme) que la première version était mauvaise… médiocre même! Bon, d’accord, la perfectionniste que je suis se juge peut-être un peu trop fort… Tout de même, mon écriture a tellement évolué depuis!!! Incroyable! Avec mon tome 2, c’est différent. Il m’aura fallu, 4 réécritures partielles et possiblement une cinquième fois pour la relecture et petites corrections finales. Alors que je ne les compte même plus pour le tome 1… Vraiment! Qui sait combien de réécritures (complète ou partielle) j’ai réellement faites pour ce tome? Je vais estimer un nombre entre 10 et 25. Mais dix me semble trop peu… J’aurais peut-être dû les compter, juste question de curiosité personnelle… Et vous, combien de fois avez-vous réécrit votre premier roman?


Ce qui me rassure, c’est qu'à chaque relecture, j’en suis de plus en plus satisfaite et j’ai de moins en moins de corrections à faire. Ça, c’est bon signe! Je me doute qu’en le laissant de nouveau reposer un certain temps et en le relisant ensuite, je trouverai encore des « imperfections ». Mais bon, il faut parfois savoir s’arrêter… Je ne l’aurais probablement plus retouché, si je n’avais pas été si enthousiasmée et charmée par ce nouveau style d’écriture. Et changer son style est aussi un apprentissage. Ce qui veut dire que j’ai fait quelques erreurs au début. J’ai donc dû apprendre à trouver le bon équilibre pour bien doser les expressions de ce nouveau style. Je fais peut-être encore des erreurs, mais ça demeure acceptable, tant que j’assume ce que j’écris.

Alors, n’hésitez pas à me partager votre propre expérience avec votre premier roman. Que ce soit en commentant ce post, en m’envoyant un message personnel, ou en écrivant votre propre post à ce sujet sur votre blogue (sans oublier de mettre le lien dans les commentaires ci-dessous, pour que je puisse vous lire).

Au plaisir de vous lire! 😊

4 commentaires :

  1. Coucou,
    Ne t'inquiète pas, tu n'es pas la seule. Je ne sais plus combien de versions compte mon premier roman, notamment le début que j'ai réécrit un nombre incalculable de fois ( je suis encore plus perfectionniste pour mes débuts que pour le reste). Et devine quoi, je suis en train de tout réécrire une nouvelle fois avec les commentaires de la correctrice de la maison d'édition. Je crois que de toute façon, je ne sais pas si j'arriverai un jour a relire un de mes romans sans trouver quelque chose à changer ou à améliorer. Donc, comme tu le dis, il faut juste savoir dire stop et se rappeler que le temps qu'on passe à réécrire, c'est du temps qu'on ne passe pas à écrire.

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    1. Merci pour ton commentaire Abigael! Ça me rassure. Moi aussi je suis encore plus perfectionniste avec mon début.
      Réécrire pour l'éditeur, c'est le désavantage de se faire éditer par autrui. En même temps, ce sont des professionnels, ils ont l'expérience et, en théorie, ça devrait améliorer notre roman. Mais tout réécrire? Je ne crois pas que j'aurais le courage... encore une fois. Des correctifs, oui, pas de problème. Mais réécrire demande beaucoup de travail. Bon courage à toi! Et tu as raison, c'est ce que je me dis tout le temps, le temps qu'on passe à réécrire, on ne le fais pas à écrire. Mais bon, ce changement de style d'écriture nécessitait une relecture de mon roman. Je ne regrette rien, parce que ce changement a vraiment amélioré mon roman. J'ai l'impression que le lecteur saura mieux s'y plonger.
      Encore merci! :)

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  2. Bonsoir. Un premier roman... Dans mon cas, il m'a fallu plus de deux ans et un nombre incalculable de modifications, reprises et changements. Ce fut très long, avec parfois le sentiment de ne pas pouvoir "joindre les deux bouts". Mais j'ai pris mon temps, une page, ou plus, par soir, un café, un thé, un calepin dans la voiture pour noter les idées... Enfin, si vous voulez en savoir un petit peu plus, à temps perdu, vous pouvez jeter un oeil sur l'article "qui suis-je", de mon blog. J'y explique un petit peu plus en détail par où je suis passé.
    Ha, j'ai connu votre blog grâce à celui du fil d'argent, de Rebecca.G, en allant répondre à un commentaire.
    Bonne soirée.
    Peter.

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    Réponses
    1. Bonjour à vous! Je suis bien contente que le blog de Rebecca vous ait amené sur le mien! :) Et moi, je découvre le vôtre... Merci pour votre commentaire. C'est bien de savoir qu'on n'est pas seule à vivre les débuts difficiles d'un premier roman! 2 ans vous dites? Et moi, 7... mais pas 7 ans sans arrêt. J'ai pris de longues pauses. Tout de même, j'ai hâte que ce projet aboutisse en un livre que je pourrai tenir en main!
      :)

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