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mardi 24 mai 2016

Mes critères de sélection de maisons d’édition


Attention! Ce billet contient un surplus d’émotions qui revendiquaient leur liberté! Ils ne m’ont laissé d’autre choix que de les laisser s’envoler pour se regrouper et former les mots que voici… 

Mais avant, vous remarquerez que j'ai encore changé le look de mon blogue... Eh oui! Je vous avais bien avertie ;) C'est que je cherche à pouvoir ajouter les smiley aux commentaires (je n'ai pas encore trouvé comment) et que je voulais aussi trouver une façon d'afficher de plus beaux boutons de partage des réseaux sociaux (ça non plus, pas trouvé!). Bref, avec toutes ces recherches de solutions, j'apprends de plus en plus de trucs, et j'ai trouvé quelques gadgets intéressants qui m'ont inspirée un nouveau look! Finalement, je trouvais l'autre trop foncé...

Bon, pour entrer dans le vif du sujet de ce billet, je ne passerai pas par quatre chemins pour vous annoncer la nouvelle : mon roman a été refusé par l’unique maison d’édition où je l’avais envoyé! En fait, c’est parce qu’ils ont décidé de ne plus éditer de romans et de plutôt se consacrer au genre croissance personnelle. D’accord, d’accord, je vous entends me reprocher de n’avoir envoyé mon roman qu’à un seul endroit ou encore de l’avoir envoyé à cette maison d’édition qui, clairement, n’avait pas comme spécialité l’édition de romans… Et puis, pourquoi ne l’ai-je envoyé qu’à une seule maison? La réponse… Seulement parce que je l’avais spécialement choisie. Elle était bien située et je leur faisais confiance (je n’accorde pas ma confiance à n’importe quelles maisons d’édition). 
Découragée...
Quelle est la suite, alors? Eh bien… Après une journée complète de découragement, j’ai réalisé que je n’avais, en fait, aucune raison de l’être! Bien oui! Mon roman n’a même pas été lu, ni vraiment refusé d’ailleurs, il s’agit d’un simple changement de plan d’affaires en raison d’un problème avec leur distributeur qui refusait la distribution de romans. Ce qui veut dire, quand on y pense, que mon roman est peut-être encore digne d’une maison d’édition... J’ai aussi réalisé qu’avant de laisser à nouveau place au découragement, je devais donner une chance à une maison d’édition qui a comme spécialité les romans, en particulier le genre fantastique contemporain (catégorie dans laquelle je crois que mon roman cadrerait bien). 

Bref, j’ai recommencé mes recherches de maisons d’édition, j’en ai trouvé une parfaite, une perle rare, où j’aimerais vraiment être édité! Mais cette fois-ci, je chercherai probablement plusieurs perles parfaites. ;) Et puis, je vous ai partagé mon prologue et, suite à vos commentaires, j’en profite pour y faire quelques changements avant d’envoyer de nouveau mon manuscrit. Il y a aussi mon résumé de roman à fignoler. J’ai fait celui de la quatrième de couverture, mais j’ai réalisé que je devrais en avoir un qui résume vraiment plus en détail l’histoire, question de leur donner un meilleur aperçu. Et vous, quel genre de résumé envoyez-vous quand la maison d’édition ne le spécifie pas? J’aimerais bien connaître votre point de vue sur le sujet…

Pour que vous compreniez mieux, voici mes critères (ou principes) personnels pour le choix d’une maison d’édition idéale :
1. Elle publie des romans de catégorie fantastique contemporaine (comme mon roman).
2. Le fait de bien aimer leur couverture est un bonus! Même si j’ai déjà fait ma propre couverture (mon propre dessin scanné, puis retravaillé entièrement avec Photoshop en y ajoutant plusieurs effets) qui, je pense, semble assez professionnelle, et que j’aimerais bien qu’elle soit utilisée (ou du moins, que le style en soit conservé). D’accord, je ne suis pas une pro du graphisme, j’ai appris de façon autodidacte, mais je crois que je me débrouille pas mal…
3. Elle doit accepter les fichiers Word ou PDF pour l’envoi des manuscrits. Je tiens vraiment à encourager ce genre de format. Pour ma part, et ce n’est qu’un point de vue très personnel, il n’est pas question d’envoyer un manuscrit papier! Trop de gaspillage de papier, pas du tout écolo, pas du tout pratique pour une réutilisation. C’est vrai! Car le temps qu’il vous revienne, vous aurez déjà fait de multiples changements à votre document et vous devrez le réimprimer. Ou, supposons que vous ayez tenté d’ignorer l’appel de votre roman pour le relire et le retoucher, et que vous vouliez l’envoyer ailleurs, cette nouvelle maison d’édition exigera sans doute une mise en page différente! Donc, version papier, non merci! C’est peut-être difficile à croire, mais encore au Québec, même à l’ère informatique, beaucoup de maisons d’édition exigent le manuscrit en format papier. Eh bien, ils ne recevront tout simplement pas le mien.

4. Elle doit être située à distance raisonnable de chez moi. Il s’agit d’une question pratique, pour pouvoir m’y rendre plus facilement, plusieurs fois s’il le faut. Parce que j’imagine qu’il le faudra… mais n’ayant pas encore été publié, qu’en sais-je vraiment? 

5. Leurs valeurs… Eh oui! Pour moi, ce point est important, car si j’en viens qu’à travailler avec eux, je préférerais que l’expérience soit agréable! Pour avoir une petite idée de leurs valeurs, je lis la description qu’ils font d’eux-mêmes, j’explore leur site internet, je lis leurs exigences pour le manuscrit et si leur vision semble refléter la mienne… nous avons un gagnant! Attention, contenu suivant choquant! Imaginez-vous que j’ai vu une maison d’édition, assez effrontée merci, mentionner que si l’auteur ne lisait pas en majorité des romans québécois, de ne pas leur envoyer notre manuscrit! Pour ajouter à l’insulte, ils disaient que si nous lisions plutôt des romans français ou américains, qu’il valait mieux nous adresser à ces pays pour publier notre roman! Je suis québécoise et je me suis sentie insultée! Je lis des livres d’auteurs de toutes sortes de pays, dont ceux de ma province du Québec. Je les lis pour leurs histoires… Je choisis celles qui m’intéressent davantage et dont le style d’écriture me plaît. Pour moi, le critère région où habite l’auteur ne fait pas partie de ce choix. Désolée… cette maison d’édition a le don de faire sortir un mauvais côté de moi-même, le côté prêt à défendre la terre entière contre une injustice! Et pensez-vous que je vais leur envoyer mon manuscrit? Non, bien sûr! Quel manque de respect pour les auteurs de l’extérieur du Québec! J’aime beaucoup le Québec, mais nous ne sommes pas parfaits à ce qu’il paraît… Vraiment désolée si ces propos en ont choqué quelques-uns… ils m’ont choquée aussi! Maintenant, on respire... je dois rester zen!
6. Elle doit me sembler digne de confiance. Pour examiner cet aspect, je me réfère à leurs auteurs et à ce qu’ils ont publié. Si certains ont publié un deuxième roman qui ne se trouve pas une suite du premier, pour moi, c’est un signe de confiance. Je me dis que s’ils ont signé un deuxième contrat avec eux, c’est parce qu’ils doivent être, à un certain point, satisfait de leurs services… Je regarde également si une série (souvent trilogie) est complète… Il s’agit sûrement d’un bon signe si elle s’y retrouve entièrement et non pas que le tome1. Bon, j’avoue qu’il y a plus scientifique comme méthode. Je vous serais reconnaissante si vous acceptiez de partager vos suggestions personnelles dans les commentaires ou en me contactant! Et je les lirai avec plaisir!

Alors voilà où j’en suis… Je me donne le temps nécessaire pour compléter mes recherches, pour parfaire mon résumé détaillé ainsi que mon prologue, avant de l’envoyer de nouveau. Cette fois-ci, j’espère que j’aurai plus de succès avec tout ça! C’est tout de même long l’attente…! Vous savez que j’ai commencé l’écriture de ma trilogie voilà 7 ans? J’ai tellement appris depuis! D’un autre point de vue… ça me donne 7 ans de belle expérience d’écriture! 

Entre temps, je lis aussi divers articles sur l’autoédition. Je me demande si ce ne serait pas plus simple de m’y lancer au lieu d’attendre encore et encore… Je crois que si j’ai encore un refus, je m’y plongerai!

Merci de m’avoir lue jusqu’au bout! :)  
 
Sur ce, RIP cousin Yves,  je pense à toi…

16 commentaires :

  1. Je suis tout à fait d'accord avec toi, il ne faut pas envoyer son manuscrit à n'importe qui. Récemment, j'ai trouvé des AT qui correspondaient à une de mes nouvelles (donc même pas un roman) mais les maisons m'étaient inconnues et ne semblaient pas très pro. Du coup j'ai préféré m'abstenir.

    Le côté "je préfère éditer un auteur québecois", je veux bien si c'est une question légale ou de facilité géographique. Mais seulement des gens qui lisent québecois, hum, c'est borderline xénophobe et je comprends pourquoi ça ne t'intéresse pas.

    Bon courage dans ta recherche !

    PS: si tu cherchez des éditeurs de SFFF, voici un guide génial édité par Cocyclics avec des commentaires sur chaque éditeur: https://tremplinsdelimaginaire.com/site/?page_id=97

    PS2: Pour les déplacements, mon éditeur est à l'autre bout de la France et je ne l'ai pas encore rencontré physiquement. Je ne sais pas si c'est si important que ça, la proximité géographique.

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    1. Merci, Dorian, pour ton commentaire et pour tes conseils! J'irai certainement visiter le lien que tu m'envoies.

      Peut-être qu'alors la proximité n'est pas si importante... Si je le pensais, c'est qu'une amie a dû s'y rendre (chez son éditeur) pour signer le contrat et autres. J'imagine que je pourrais demander si tout peut se faire à distance...

      Encore merci :)

      PS: Que veut dire AT?

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    2. Avec plaisir !

      La proximité aide peut-être pour la promotion et la diffusion. Difficile pour toi d'aller dédicacer dans un Cultura français ou de convaincre une librairie de diffuser tes livres si l'éditeur n'a pas de réseau ou de partenariat au Québec. Mais pour du numérique, par exemple, ça ne pose pas de problème. Puis rien ne t'empêche d'être diffusée dans les deux pays par des éditeurs différents, selon ton contrat.

      AT pour Appel à Textes.

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    3. Merci encore Dorian! :) Ce que tu dis porte à réflexion... J'ai oublié de le mentionner dans le billet, mais quand je cherche une maison d'édition, je m'assure qu'ils diffusent également dans les pays francophones d'Europe. Je voudrais bien que mes bons cousins Français et autres puissent éventuellement me lire :D

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    4. Dans ce cas, quand tu auras trouvé, fais bien attention à ce que la maison diffuse dans les pays européens (et déjà je ne sais pas à quel point les réseaux sont internationaux... je dirais pas trop) et au Quebec ou, s'ils ne diffusent pas en dehors du territoire, que le contrat ne t'empêche pas de trouver un second éditeur ou de t'auto-publier sur les autres marchés.

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    5. Bonne idée! Merci du conseil! :) Je garderai cela en tête... Je me rends compte que j'ignore encore tellement de choses au sujet du monde de l'édition!

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  2. Coucou Yolaine.

    Bon nombre d'auteurs ont du essuyer des refus avant d'être publié alors pas de panique et, comme tu le soulignes, ils n'ont certainement pas lu ton roman donc ce n'est pas révélateur de sa qualité. Tu as raison de "trier" les maisons d'éditions et je trouve tes critères pertinents.En ce qui concerne la proximité géographique je ne pense pas que ce soit gênant avec les outils de communication actuel mais je comprends que tu ais envie d'avoir un interlocuteur en face de toi. En ce qui concerne l'autoédition je suis à ton service si tu as des questions. Non que je sois une référence puisque je ne publierai pas avant cet été mais je rencontre via internet pas mal d'auteurs indépendants en ce moment et du coup je récolte des infos intéressantes. De plus, si tu choisissais l'autoédition je me chargerais avec plaisir de te faire de la pub et de partager via mes réseaux ton roman. Ce serait déjà un début et ça te permettrait de "tester" le potentiel de ton roman.
    Bisous Yolaine et à bientôt :)

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    1. Merci, Sandrine, pour tes encouragements et ton offre de m'aider! C'est très appréciée! Dans le fond de mon cœur, j'ai toujours préféré l'édition à compte d'éditeur plutôt que l'autoédition. Alors je vais tenter ma chance auprès de quelques maisons, une dernière fois probablement, et si ça ne fonctionne pas, je solliciterai probablement tes précieux conseils! Pour moi, l'avantage de l'édition à compte d'éditeur est de ne pas avoir à me soucier de tout le côté légal (numéro ISBN et autres), ni de la distribution. Et j'avoue que j'aimerais bien retrouver mon livre en librairie, ce qui n'est qu'exceptionnellement possible avec l'autoédition. Mais d'un autre côté, je ne voudrais pas non plus vivre une mauvaise expérience avec une maison d'édition, avec tous les bâtons dans les roues que ça peut nous mettre!

      Merci et bonne journée! :)

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  3. La recherche d'une maison d'édition ce n'est vraiment pas facile ;) J'en connais pas trop au Québec à part Kennes Editions qui n'édite plus de romans pour l'instant, il me semble..
    Bon courage !

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    1. Merci Caroline! Tu as raison... cette recherche n'est pas vraiment facile et ça prend du temps, mais petit peu par petit peu, j'y parviendrai! :)

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  4. Premier commentaire que je laisse sur ton joli petit blog.
    "prêt à défendre la terre entière contre une injustice" un mauvais côté de toi-même ?
    Je dirais plutôt un excellent côté de toi-même. Tu as raison, envoie balader ces idiots!
    Pour ma part, cela fera bientôt deux ans que je suis convaincue : autoédition, autoédition, autoédition !!! C'est BEAUCOUP de boulot mais si tu es sûre de la valeur de ton travail, n'hésite pas !

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    1. Eh bien, un beau bienvenue sur mon blogue! :) Heureuse d'y retrouver une nouvelle venue!

      Le mauvais côté vient du fait que ce genre de chose a le don de me faire bouillonner contre l'injustice... Mais bon, je me suis calmée depuis ;)

      Tu as donc autoédité ton roman? Format papier ou seulement numérique? Aucun regret? L'investissement (temps, travail et argent) en valait le coût? Tant de questions...

      Merci pour ton intérêt à ce blogue! :)

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  5. J'ai beaucoup aimé ton article!! :) Comme toi, j'ai passé pas mal de temps sur le net pour sélectionner des maisons d'éditions fiables... Je n'ai choisi que des maisons qui correspondent à ce que j'écris... et pourtant, ça ne m'a pas empêché de recevoir des refus qui me signifiaient que je ne correspondais pas avec la ligne éditoriale!!!!...
    Sur 8, j'ai pour le moment 3 réponses négatives. Mais je ne me découragerai pas tant que je n'aurai pas reçu TOUTES les réponses... ;) Tu devrais en essayer au moins une dizaine, avant de te tourner vers l'autoédition. Bisous. Bonne continuation.

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    1. Merci Rebecca! Je sais... pas facile... Je lis tes articles pour savoir comment évolue cette situation pour toi!

      Je ne sais pas pour la dizaine, ça dépend de ce que je trouverai...

      Bon courage! :)

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  6. Coucou,
    Je ne connais pas vraiment les maisons d'éditions québécoises. Mais je suis sûre que la perle rare doit exister.
    Pour le critère géographique, je ne pense pas que cela soit si important. Mon éditrice vit en Allemagne, on communique uniquement par mail. Par contre, elle édite selon le droit français, participe au salon en France...

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    1. Bonjour Abigael! En Allemagne... c'est génial! Il s'agit donc de vérifier, si malgré la distance, on peut tout faire à distance, si la diffusion se fait où l'on souhaite, et si les règles sont adéquates à notre situation... Merci pour l'info! :)

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