samedi 5 mars 2016

Coupures nécessaires (partie 2)


 Bon, maintenant que j’ai déjà abordé la question du « Quoi » dans la première partie de cet article, j’aimerais donc vous parler du « Pourquoi, où, quand et comment? ». Mais d’abord, une autre question se pose…


Les coupures sont-elles toujours nécessaires?
C’est à vous de voir… Pour ma part, j’ai dû effectuer beaucoup de coupures au tome 1. Par contre, je sais que le tome 2 n’en nécessitera presque pas, seulement quelques phrases répétitives, puisque déjà, j’en suis satisfaite. Il faut dire que je l’ai construit différemment, c’est-à-dire que j’avais d’abord fait un plan très détaillé avant de l’écrire. Ça a vraiment aidé à ne pas y mettre d’élément inutile. Mais rien n’est définitif, tant qu’il n’est pas publié…

Pourquoi effectuer des coupures (les avantages)?
  1. Pour augmenter le rythme du scénario 
  2. Pour rendre le texte plus dynamique, plus captivant 
  3. Pour écourter une scène 
  4. Pour augmenter l’intérêt du lecteur en évitant que celui-ci tombe dans l’ennui 
  5. Pour améliorer la fluidité du texte 
  6. Pour en uniformiser le style
Où couper?
  1. Dans les débuts trop longs 
  2. Dans les scènes ou chapitres au rythme plus lent 
  3. Dans les longues descriptions et introspections
Quand couper?
N’importe quand! 
Que ce soit en écrivant votre premier rejet, en le corrigeant, en le relisant une fois terminé, ou après avoir reçu les commentaires de vos bêta-lecteurs et que vous voulez le retravailler.

Comment couper?
Si vous devez couper, alors voici mes suggestions sur les étapes à suivre :
  1. Lire votre texte en effectuant des coupures une première fois (en gardant en tête les éléments à couper, voir « Quoi couper? » dans la partie 1). 
  2. Laisser reposer votre texte pendant quelques jours. Vous pouvez alors en profiter pour travailler sur une autre partie de votre livre. 
  3. Lire à nouveau le premier texte coupé. Il vous apparaîtra peut-être sous un œil différent et vous pourriez décider de couper davantage…
Parfois, les coupures graduelles sont plus efficaces. Au premier passage, il est possible qu’on agisse avec une certaine retenue. Notre vision est altérée par notre trop grand attachement aux phrases que l’on vient d’effacer. On garde leur sens en tête et ça nous empêche de voir que les phrases suivantes aussi devraient être coupées. 

Prendre du recul est vraiment bénéfique. En oubliant ce que l’on a alors effacé, notre esprit ne se trouve plus attaché à ces phrases perdues nous permettant ainsi de renouveler notre regard.

Posez-vous ces questions :
  • Est-ce que le lecteur doit vraiment connaître ce genre de détails? 
  • Est-ce aussi mentionné ailleurs dans le roman? 
  • Est-ce répétitif? 
  • Est-ce bénéfique à l’histoire?

Sur ce, je vous souhaite de bonnes coupures! 
Consulter ici la partie 1 de cet article.

2 commentaires :

  1. Eh bien je confirme, selon moi, il faut couper et couper encore de façon à ce que l'histoire soit constituée de 100 % de muscle (et donc épurée de tout son gras).
    C'est souvent très difficile, mais beaucoup d'auteurs dispersent, beaucoup ajoutent une abondance de détails pour que le lecteur comprenne (autant dire qu'ils ne font pas confiance au lecteur) et couper n'est pas facile, car nous tenons à nos mots.
    La structure aide.

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  2. Je suis d'accord!
    Finalement, les coupures font peut-être partie du processus normal...

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