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jeudi 4 février 2016

L'écriture en évolution

Le tome 1 était le premier livre que j’écrivais. Bien sûr, j’avais moins d’expérience en écriture. C’était mes balbutiements… Tel un enfant qui apprend à marcher, j’ai appris à écrire… Oui, c’est vrai, j’avais déjà une excellente base puisqu’il m’est plusieurs fois arrivé de corriger les travaux de français de mes amies. D’accord, c’était parce qu’à l’école, le français a toujours été une de mes matières fortes. Alors que les autres détestaient les dictées, moi, je les aimais!

Quand j’ai commencé à écrire le tome 1, j’avais plusieurs questions… Ma cousine Chantal, que je remercie d’ailleurs, a gentiment répondu à mes questions et m’a fourni quelques règles de français de ses propres livres de cours universitaire. Ça m’a beaucoup servi et je les ai conservées précieusement… 

Et là, j’ai fait une découverte surprenante qui, en fait, ne l’était pas tant que ça… j’aurais dû me douter de cette évidence… Je me suis aperçue que plus j’écrivais, plus mon écriture évoluait! C’était merveilleux! J’étais impressionnée de constater la différence entre le début et la fin! Alors j’ai dû réécrire le début… Après avoir écrit le tome 2 et l’avoir retravaillé, je me suis de nouveau aperçue que mon écriture avait encore plus évolué! J’étais, une fois de plus, émerveillée! Mais je relisais mon tome 1 et je n’en étais plus satisfaite… Je trouvais ça mal écrit… Je ne pouvais pas laisser ça comme ça! J’ai donc dû écrire de nouveau le tome 1. En fait, je l’ai retravaillé pour réécrire presque qu’entièrement, phrase par phrase, tout le texte… les plus de 85 000 mots. Bon, d’accord, ce n’était pas ce qui était des plus plaisants à faire, mais c’était pour le bien de la cause… Et là, je ne mentionne même pas toutes les fois où j’avais, entre temps, retravaillé l’histoire du tome 1 suite aux commentaires de mes lecteurs de version bêta… C’est donc beaucoup de travail! Eh oui... Mais j’ai tellement hâte qu'il soit à mon goût! N’est-ce pas une excellente motivation? 

Maintenant que j’ai gagné en expérience, je n’ai pas été obligée de reprendre autant de fois le tome 2 que le tome 1. En fait, pour le tome 2, j’ai écrit un premier jet dont je reprenais de temps en temps quelques bouts de texte. Quand j’ai modifié un peu mon plan, j’ai corrigé quelques sections du roman pour que tout demeure fluide et cohérent. À la fin, j’ai tout retravaillé pratiquement phrase par phrase, mais seulement une fois. Donc, si je ne me trompe pas, je l’ai révisé entièrement environ 3 fois avant d’en être satisfaite. Alors que pour le tome 1, je ne compte même plus les fois… mais ça doit tourner autour de 10… peut-être même plus! 

Donc, la morale de l’histoire… ne pas abandonner en continuant à travailler fort pour atteindre le résultat que l’on veut obtenir et pouvoir en être satisfait. Une fois qu’on gagne en expérience, ça devient plus facile… 

Et vous, quelle est votre expérience?

2 commentaires :

  1. C'est complètement fou!!! Nous avons EXACTEMENT le même parcours!!! D'ailleurs, tous mes bêta-lecteurs m'ont dit la même chose: on sent une nette différence entre le début (les 50 premières pages) avec la suite. Ils disent: "tu as pris de l'assurance, tu te lâches, ça coule..." Bref, moi aussi, j'ai dû retravailler le début pas mal de fois, mais je ne suis toujours pas convaincue du résultat. J'ai toujours peur que le début soit encore trop lent, trop lourd, moins passionnant, moins palpitant...
    Le problème, c'est que j'étais arrivée à saturation. J'ai dû dire "STOP!" et m'imposer une limite, sinon, il n'y aurait pas eu de fin. Je suis trop perfectionniste et veux toujours mieux faire... Donc, je me suis décidée à envoyer mes manuscrits tels qu'ils sont et j'attends les réponses des éditeurs. Je suis prête à retravailler cette version, avec plaisir, mais seulement en étant guidée par un éditeur et avec un contrat de publication au final. Et puis au fond, cette version me plait bien, même si elle n'est pas parfaite. Elle plait aussi aux lecteurs et cela me rend profondément heureuse. :) Tant pis si je ne suis pas Stephen KING...!;)

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  2. C'est pareil pour moi! On pourrait retravailler nos textes indéfiniment! Mais à un moment donné, il faut bien s'arrêter. :)

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