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dimanche 14 février 2016

Écrire un début accrocheur

Vous croyez qu’il est simple d’écrire un début d’histoire accrocheur? Détrompez-vous! Ce ne l’est pas… Je trouvais le début de mon roman (version bêta) pas suffisamment accrocheur, j’ai donc fait des recherches sur le Net pour trouver quelques conseils. Comme Diane Lacombe (auteure) me suggérait, je me suis aussi demandé de quelle façon j’aimerais me faire raconter mon histoire. Mise à part le fait que j’aime un ordre chronologique des évènements, ce que je trouve moins confus pour un livre, comment, en général, je préfère qu’on me conte une histoire? Je me suis rappelé certains livres qui ont su me captiver dès le début et je me suis demandé : « pourquoi? » De toute évidence, ils contiennent tous des éléments qui ont capté suffisamment mon intérêt… mais encore? Parfois, une action avec des faits étranges m’a particulièrement intriguée, assez pour souhaiter comprendre mieux. Parfois, une introspection mentionnant un évènement qui arrivera bientôt et dont le personnage appréhende pique alors ma curiosité et me donne envie de découvrir comment cet évènement se passera.

Voici donc le fruit de mes recherches ainsi que de mes réflexions, sans toutefois être exhaustif.

Erreurs à éviter :
  1. Trop d’introspections : C’est bien beau l’introspection, mais le lecteur a-t-il vraiment besoin d’en connaître autant sur les émotions du narrateur? Il faut se poser la question… Ça peut devenir long et ennuyeux. On ne doit pas se perdre en information inutile dès le début du livre, mais plutôt se concentrer en une introduction dynamique. Car après tout, on dit que nous n’avons qu’une dizaine de pages pour capter l’intérêt du lecteur à notre livre, au risque qu’il le referme… Mais si l’introspection est importante, alors la règle d’or est : résumer, couper, puis résumer encore. C’est du moins ce que j’ai fait et qui, je trouve, a été très bénéfique au rythme du roman.
  2. Trop de descriptions : Elles sont nécessaires, bien sûr, mais le sont-elles au début? Certaines descriptions pourraient-elles se retrouver ailleurs dans l’histoire? Si la réponse est oui, vous feriez probablement mieux de faire le changement… Votre début pourrait en gagner en dynamisme… Encore, le mot d’ordre demeure : « résumer ». La description ne doit pas nuire au rythme de l’histoire et à la fluidité de l’action. Souvenez-vous que lorsque le lecteur lit une description, son cerveau fait comme une petite pause, le rythme est ralenti pour prendre le temps de s’imager ce que l’on décrit. Cependant, une courte description en cours d’action peut aussi être un beau contraste qui dynamise le texte.
  3. Trop d’informations : Par information, j’entends lorsqu’on informe, enseigne, renseigne, transmet des connaissances au lecteur. Pour les premières pages de l’histoire, il vaut mieux ne pas perdre le lecteur en renseignement superflu qui pourrait l’ennuyer et ainsi créer l’effet tout contraire de celui qu’on désire… Si le lecteur doit se concentrer pour comprendre le début d’un roman, il le refermera… Et encore, une information pourrait-elle se retrouver ailleurs dans l’histoire? Il serait préférable que oui. Mais si elle doit absolument faire partie du début, il faudrait alors plutôt l’intégrer presque subtilement dans le texte, de façon simple et fluide, sans que le lecteur s’aperçoive qu’il acquiert une information. Elle sera alors enregistrée presque inconsciemment… en évitant de briser le rythme. Si elle n’est pas absolument nécessaire, il vaut mieux l’oublier ou en parler ailleurs quand le sujet reviendra.
  4. La répétition : Lorsque deux phrases veulent dire la même chose. Il vaut mieux en couper une des deux ou la modifier pour n’en faire qu’une. Sauf, bien sûr, si le but de cette répétition est d’insister sur un point… alors là, elle sera peut-être utile…
 À favoriser :
  1. L’action: Elle dynamise la lecture et donne un rythme à l’histoire. Entrez dans le vif du sujet, dès le début…
  2. L’intrigue : Qu'elle soit amoureuse, policière, mystérieuse, etc. Intriguez suffisamment le lecteur en ce qui concerne la suite de l’histoire, ainsi il voudra la lire.
  3. Fait étrange/bizarre, situation extraordinaire/hors du commun : Pour solliciter l’intérêt du lecteur à en connaître davantage, à comprendre.
  4. Mention de ce qui se produira bientôt : Pour inciter la curiosité du lecteur. Il voudra peut-être découvrir ce qu’il va arriver et comment le personnage principal s’en sortira avec cet évènement.
  5. Le contraste : Contraste de scènes, de phrase, d’objectif, etc. Un contraste peut capter l’attention du lecteur, mais ça pourrait aussi l’ennuyer ou en effacer l’effet de trop en abuser.
 
Dans mon cas, j’ai ajouté une scène de 1 page à mon début. Elle ajoute action, dynamisme et intrigue. En fait, cette scène était implicite dans mon prologue, mais la narratrice, mon héroïne principale, n’en connaissait pas tous les mystères, puisqu’elle était bébé lorsque le tout s’est déroulé. J’ai alors choisi un autre narrateur, son tuteur, pour décrire l'action sous un autre regard. Ça permet qu’il aborde certains mystères de sa connaissance, sans pour autant en donner les réponses… Juste assez pour soulever quelques questions auprès du lecteur. J’espère que cette scène sera suffisamment intrigante. J’ai aussi fait plusieurs coupures (introspection/descriptions/informations/répétitions) de mes premiers chapitres pour en améliorer le rythme… Mais, ça me plaît bien comme ça, alors c’est plutôt bon signe!

4 commentaires :

  1. De bons conseils je trouve. L'introduction doit captiver et montrer au lecteur ce qui l'attend. Un peu comme l'épisode pilote d'une série.

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    1. Merci! Effectivement, ça se compare un peu à l'épisode pilote d'une série! :)

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