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dimanche 19 janvier 2020

4 ans déjà + pourquoi je suis moins présente


Eh oui, déjà 4 années depuis le début de ce blogue. Pour l’occasion, comme à mon habitude, j’aime bien vous présenter quelques statistiques. Mais j’avais aussi envie d’aborder un sujet beaucoup plus personnel. Quelques-uns ont peut-être remarqué que je ne suis plus aussi présente sur Facebook et Instagram, de même que sur ce blogue, car j’y publie beaucoup moins d’articles qu’avant. Non, je ne manque ni d’inspiration, ni d’imagination, ni même de sujets, mais il existe effectivement une bonne raison. Je vous en parle un peu plus loin.


D’abord, quelques statistiques :


En 2019, je n’ai publié que 9 articles, 3 sur l’écriture, tandis que les 6 autres concernaient mes avis sur différentes lectures. Les statistiques montrent que vous avez davantage consulté ceux sur l’écriture. Aucune surprise ici pour moi, car c’est généralement le cas. J’en conclus que ce blogue est avant tout apprécié des auteurs. Mais comme le partage de mes apprentissages en tant que romancière était ma raison première de créer ce blogue, je suis très touchée de savoir que mes compatriotes s’y intéressent! À quelque part, ça signifie que je vous suis peut-être un peu utile… 😊



Pourquoi je suis moins présente sur le blogue :

Sachez que bien que je n’écris plus aussi souvent d’articles, je garde un œil attentif sur le blogue. J’ai l’intention de continuer à l’alimenter de temps en temps. Par contre, si j’y suis moins présente, c’est que ma santé en a pris un coup. Sans entrer dans les détails, je souffre d’une condition qui m’oblige à me battre sans relâche. Tous ces combats m’épuisent. J’ai souvent l’impression que lorsque je commence enfin à prendre le dessus sur un problème, deux autres apparaissent, de sorte que je ne me repose jamais.

Je ne parle pas souvent de ma condition publiquement, ce serait déprimant et je préfère inspirer l’espoir et la joie de vivre. Je suis chanceuse de faire partie de ces gens qui peuvent voir la petite lumière au bout du très sombre et long tunnel. Je suis consciente que ce n’est pas donné à tous. Mais moi, cette lumière, cet espoir, chaque matin je m’y accroche à nouveau.

Je remercie tous ceux qui s’intéressent à mes romans, à mon blogue, à mes photos, à mes graphismes et à moi! Je me sens si choyée de pouvoir partager avec le reste du monde! Être lue, puis inspirer, apprendre, aider ou faire rêver me remplit de fierté! Lorsque je découvre un de vos messages, que ce soit sur Facebook, Instagram ou ce blogue, c’est comme recevoir une douce brise par une chaude journée. Et chaque commentaire ou chronique positive sur mes romans me comble de joie! J’ai tant besoin de tout le positif qu’on peut me donner. Merci du fond du cœur d’ensoleiller mes journées!

Sur ce, je vous souhaite une excellente année 2020! Et surtout, n’attendez pas qu’on vous en prive avant d’apprécier ce que vous avez. Mais si c’est le cas, ouvrez les yeux et cherchez, car il reste toujours quelque chose à apprécier. Il suffit seulement de le trouver…


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mercredi 25 septembre 2019

Démystifier les incises au présent


Bonjour!

Aujourd’hui, je vous parlerai des incises dans un récit au présent. Cet article est issu de plusieurs recherches, autant sur le web que dans des romans (papiers et numériques). J’espère qu’il vous plaira, mais surtout, que je réussirai à démystifier le sujet pour vous. 

Voici ce que vous retrouverez dans cet article :
  1. La définition d’une incise
  2. Comment bien écrire les verbes au présent dans l’incise 
    • Les deux méthodes utilisées
    • Ce qui est admis et ce qui ne l’est pas
  3. Le pour et le contre des incises
  4. 6 façons d’identifier la personne qui parle, autrement que par une incise 
Vous aurez aussi droit à un tableau de référence et beaucoup d’exemples. 


Mais d’abord, ce qui m’a poussée à écrire cet article :

Je me suis intéressée aux incises quand j’ai commencé à écrire mon nouveau roman, Éoline. Suite à un sondage sur ma page Facebook d’auteure, mes lecteurs préférant un récit au présent, j’ai décidé de relever le défi. Mais après avoir utilisé le passé simple pour mes trois romans publiés, la trilogie Oneida, il m’a fallu un temps d’adaptation pour écrire au présent. Rapidement, je me suis interrogé sur les incises. Pour m’assurer de bien les écrire, j’ai voulu me renseigner. Mais sur internet, il existait peu d’articles sur le sujet, et la plupart étaient incomplets. Plusieurs laissaient la question en suspens, incertains de la norme à suivre quant à ces fameuses incises au présent. Même pour les professeurs de français, cela relevait du mystère! En plus, les exemples se faisaient rares. Mais à force de trouver une information par-ci par-là et d’étudier 5 romans sortis de mes étagères, j’ai pu constater la norme et enfin clarifier le tout!

Note : Ces 5 romans (listés à la fin) sont tous écrits en français, au « je », au présent et édités par des maisons d’édition classique. Qui de mieux placé pour bien écrire ces incises que des correcteurs professionnels, non?



Qu’est-ce qu’une incise?

L’incise s’emploie dans les dialogues, à l’intérieur (milieu ou fin) d’une réplique. Elle comprend minimalement un verbe de parole (dire, demander, répondre, crier, murmurer, etc.) suivi d’une précision sur l’interlocuteur. Elle se trouve entre deux signes de ponctuation, virgules ou autres.

Dans cet exemple, l’incise est en rose :
« – Je ne me sens pas très bien, lui avoué-je d’une voix faible. Il vaudrait mieux que je m’allonge. »

Voici une liste de verbes de paroles par ordre alphabétique : Ici

Et une autre liste de verbes, classée par utilisation : Ici



Comment écrire les différents verbes de paroles dans une incise :


Verbes se
terminant en…
1ère personne du singulier  (méthode#1)*
1ère personne du singulier  (méthode#2)*
3ième personne du singulier
« er » (le plus grand groupe de verbes de parole)
Je demande
J’ajoute
Je le coupe
Je rectifie
Je marmonne
Je suggère
Je proteste
Demandé-je
Ajouté-je
Crié-je
Lui rappelé-je
Me soucié-je
Marmonné-je
Erroné : Demande-je
Demande-t-il
Ajoute Julia
S’exclame-t-elle
Marmonne Charles
Se soucie-t-il
Aboie-t-elle
Conseille le médecin
« ir »
Je démens
Je la préviens
Je finis
Je rugis
Je choisis
Finis-je (seule inversion admise des « ir »???)
Erroné : Renchéris-je

Les non-inversions comme je préviens ne sont pas utilisées. On évite donc l’incise.
Dément-il
Me prévient-elle
Intervient-il
Finit-elle
Rugit-il
Renchérit Betty
S’enquiert Pierre
« re » dont la 3ième pers. du sing. se termine avec un D
Je reprends
Je réponds
Je prétends

Erroné : Réponds-je
                Répondé-je

Les non-inversions comme je réponds ne sont pas utilisées. On évite donc l’incise.
Reprend Nico
M’apprend ma fille
Prétend-il
Se défend-elle
Répond-il
Erroné : Répond-t-il
Autres verbes se terminant en « re » ou « oir »
J’admets
Je poursuis
Je conclus
Je fais
Fais-je
Dis-je (dans mes recherches, personne n’a employé je dis)

* Selon le Grevisse, les seules inversions admises sont : ai, dis, dois, fais, puis, sais, suis, vais, veux, vois.
Dis-je
Fais-je
Erroné : Admets-je
                Poursuis-je

* Selon le Grevisse, les seules inversions admises sont : ai, dis, dois, fais, puis, sais, suis, vais, veux, vois.

Les non-inversions comme je poursuis ne sont pas utilisées. On évite donc l’incise.
Admet-il
Poursuit-elle
Conclut Lucie
Dit-il
Fait-il
Interrompt-il
Se plaint Mathieu
Déduit-elle



*Il existe deux façons d’écrire les incises à la 1ère personne pour les verbes se terminant en « er », par exemple : je demande ou demandé-je. Chaque roman que j’ai lu adoptait une des deux méthodes, puis conservait la même pour tout le livre. Je dois dire qu’un seul de mes romans appliquait la méthode#2 du tableau, je n’ai donc aucun point de comparaison. Mais, comme inversion à la 1ière personne des verbes en « ir » et « re », je n’ai noté que des fais-je et dis-je. On y évitait les non-inversions (par exemple je poursuis) et utilisait à la place, une autre façon d’identifier l’interlocuteur, ce que j’aborderai plus loin.

Quant aux autres inversions à la 1ère personne des verbes en « ir » et « re », comme réponds-je ou répondé-je, le Grevisse ne les recommande pas. Selon ce document de référence, l’inversion des verbes autres que terminant en « er » (ou -e) n’est admise que pour des verbes très usités : ai, dis, dois, fais, puis, sais, suis, vais, veux, vois. Par contre, j’ai remarqué quelques finis-je dans Phobos de Victor Dixen. J’ai aussi vu un réponds-je dans l’extrait de Sortie de filles de Catherine Bourgault. Mais je crois que le Grevisse n’approuverait pas ce dernier, il sonne mal et n’est pas dans la liste, ce pourquoi je l’ai inscrit comme erroné dans le tableau. Personnellement, dans ce cas-ci, j’éviterais tout simplement l’incise. Quant à finis-je, j’avoue avoir un doute. Ça sonne mieux, mais je crois que je préfère tout de même me fier au Grevisse et, si nécessaire, identifier l’interlocuteur d’une autre façon.

Note: À la fin de cet article, vous retrouverez la citation exacte du Grevisse.



Le pour et le contre des incises :

En écriture, on évolue sans cesse, que ce soit notre plume, notre style, notre vocabulaire, l’application de nouvelles techniques, etc. Eh bien, je peux dire que me renseigner sur les incises m’a fait évoluer, puisque j’ai compris que je devais les utiliser avec parcimonie. Pourquoi? Parce que, souvent, elles alourdissent le dialogue. Elles créent une petite coupure qui accroche et peut briser le rythme, surtout si on en retrouve à presque chaque réplique. Il est recommandé d’éviter à tout prix d’écrire deux incises dans une même réplique, car l’effet de lourdeur et de cassure doublera. Bref, moins il y a d’incises, plus le dialogue paraîtra fluide et léger

Par contre, il est parfois judicieux d’ajouter une incise. Elles peuvent enrichir le dialogue. Par exemple, pour décrire une intonation de voix, comme quand celui qui parle hurle soudainement ou se tourne et murmure à l’oreille de quelqu’un. Ou alors, pour décrire l’action qui se déroule pendant la réplique, comme l’interlocuteur qui s’étouffe, se met à trembler ou s’approche, etc. Il existe beaucoup d’autres façons où une incise avantage le dialogue, mais justement, à mon humble avis, l’avantage devrait surpasser le fait qu’elle nuira à la fluidité

Pour ma part, chaque fois que je voudrai ajouter une incise, je vérifierai désormais si identifier l’interlocuteur est essentiel ou non et, si oui, s’il ne serait pas préférable de remplacer l’incise par une autre méthode. Parce que, oui, il existe d’autres options, que je partage d’ailleurs avec vous au point suivant. Elles peuvent s’avérer très utiles, surtout quand plus de deux personnes discutent dans un dialogue et qu’il est donc important d’identifier qui parle. 



6 façons d’identifier la personne qui parle, autrement que par une incise :


1) POUR UN DIALOGUE ENTRE DEUX PERSONNES 

Identifiez la première personne qui prend la parole, par une incise ou autre. Ensuite, si plusieurs répliques se suivent, vous n’aurez qu’à identifier l’interlocuteur à chaque 5 ou 6 répliques, pour éviter que le lecteur perde de vue qui parle. 
Par exemple :
« – Tu vas à la soirée chez Geneviève, samedi? demandé-je.
– Je suis encore indécise.
– Allez, viens! Ça te fera du bien de décrocher un peu de tes études.
– Oui, mais, si je rencontre Jonathan? Je n’ai pas envie de lui mentir…
– Aucun risque que tu le croises. Lui et son frère se rendent chez leurs parents pour tout le week-end.
– Ah oui? s’étonne ma meilleure amie. Alors, compte sur moi pour la fête. »


2) LA MENTION DE L'AUDITEUR DANS LA RÉPLIQUE

Insérez dans la réplique le prénom, le surnom, le titre, la fonction ou un trait descriptif (1 ou 2 mots) de la personne à qui l’interlocuteur s’adresse. Parfois, même lorsque trois personnages discutent, le lecteur saura identifier la personne qui parle. 
Par exemple :
Pour une discussion entre une fille, un garçon et leur père.
« – Je suis tellement fier de toi, Fiston! »
(On devine que le père parle à son fils)


3) DESCRIPTION AVANT LA RÉPLIQUE

Le narrateur décrit ce que fait ou ressent celui qui parlera. Il ne s’agit pas nécessairement de ce qui aurait été écrit dans une incise. Mais en général, la personne qui agit/réagit la dernière avant la réplique est celle qui parlera ensuite. 
Par exemple :
« Je hausse les sourcils.
– J’ai vraiment gagné? »
(Ici, le narrateur je est l’interlocuteur.)


4) L'EMPLOI DES DEUX POINTS

Remplacez l’incise par une phrase d’introduction, placée avant la réplique, qui se terminera par deux points. 
Par exemple : 
Au lieu de
« – Je suis épuisée, ajoute Mireille avec les yeux fermés. »
on pourrait écrire
« Mireille ferme les yeux et ajoute :
– Je suis épuisée. »
L’avantage de ce format, contrairement à l’incise, est de ne pas avoir à s’inquiéter de sa longueur, parce qu’on peut toujours écrire plus d’une phrase. 
Par exemple :
Au lieu de
« – Pardonnez mon attitude, s’excuse-t-elle en réalisant la mauvaise impression qu’elle laisse au couple. Ne vous souciez de rien, j’ai la situation en main. »
on pourrait écrire
« Découragée, Cindy lâche un long soupir. Puis, réalisant la mauvaise impression qu’elle laisse au couple, elle s’excuse :
– Pardonnez mon attitude. Ne vous souciez de rien, j’ai la situation en main. »
Voyez comme ça se lit mieux! C’est plus fluide, parce que la réplique est moins lourde.



5) LA PHRASE APRÈS LA RÉPLIQUE

Précisez, après la réplique, la personne qui vient de parler.
Par exemple :
« – Pardonnez mon attitude. Ne vous souciez de rien, j’ai la situation en main.
Sa phrase à peine terminée, le regard de Cindy s’illumine, comme si une idée de génie lui traversait l’esprit. »
(C’est donc Cindy qui parle)


6) LA PHRASE ENTRE DEUX RÉPLIQUES

Insérez, entre deux répliques, ce qui aurait pu se retrouver dans l’incise.
Par exemple : 
« L’air grave, Cindy met fin à l’appel et se tourne vers les futurs mariés.
– Cette nuit, un incendie a détruit le restaurant du traiteur.
– Quoi! Oh non! Qu’est-ce qu’on va faire?
Mais la femme ne s’adresse pas à l’organisatrice, elle fixe plutôt son conjoint d’un air paniqué.
– Tu crois qu’il faut annuler?
– Qu’en pensez-vous, Cindy? lui demande-t-il. »

On peut déduire que c’est la femme qui demande Qu'est-ce qu'on va faire? à son conjoint, puis ajoute Tu crois qu'il faut annuler? Cette phrase remplace une incise qui aurait pu s’écrire comme suit :
« – Quoi! Oh non! Qu’est-ce qu’on va faire? demande la femme à son conjoint d’un air paniqué. Tu crois qu'il faut annuler? » 



Voilà, j’espère que cet article vous sera utile. N’hésitez pas à me poser vos questions ou laisser un commentaire. Il me fait toujours plaisir de vous lire!


Références littéraires : 
1. Hunger Games, L’embrasement, de Suzanne Collins, éditions Pocket Jeunesse
2. Divergence, de Veronica Roth, éditions ADA (Le seul utilisant la méthode#2 du tableau)
3. Vendues!, de Betty Mahmoody, éditions Québec Livres
4. Phobos, de Victor Dixen, éditions Robert Laffont
5. Briar Université, de Elle Kennedy, éditions Hugo Roman


Citation du Grevisse§764 page 1204 – douzième édition 1991
a) Remarque :
Lorsque le pronom je est placé après le verbe [….], le e final  est remplacé dans l’écriture par  é, qui, d’ailleurs, en dépit de l’accent aigu, se prononce [Ɛ]

d) Remarque :
En dehors des formes en -e, l’inversion du pronom n’est admise à l’indicatif présent que pour quelques verbes très usités : ai, dis, dois, fais, puis, sais, suis, vais, veux, vois.

Pour Grevisse c’est un barbarisme à éviter, mais il fait remarquer que l’usage n’ est pas récent : que ne perdé-je point (Vaugelas)

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lundi 3 juin 2019

Mon avis sur "Charley Davidson – 2 à 7"

 
Série : Charley Davidson – tome 2 à 7

Auteure : Darynda Jones

Genre : Fantasy urbaine, romance paranormale



Résumé du tome 2:


« Vous savez, ces mauvaises choses qui arrivent aux gens bien? C’est moi.

Moi, c’est Charley, détective privée et faucheuse. « Compliquée » est mon deuxième prénom.

Entre deux enquêtes, j’essaie de retrouver Reyes : le chaud comme la braise fils de Satan et mon fantasme personnel. Il est passé de « dans le coma à l’hôpital » à « disparu sans laisser de traces » en un claquement de doigts.

Si je ne le retrouve pas rapidement, il risque de mourir. Et c’est après moi qu’en ont les démons qui le torturent : je suis censée leur permettre d’accéder au ciel. S’ils y parviennent… disons juste que ça ne sera pas beau à voir. Mais il n’est pas question pour autant que je laisse Reyes se suicider pour me protéger. Il est têtu quand il s’y met, mais je suis pire! »


Ma note : 


Mon avis :

Tout comme pour le premier, j’ai eu un coup de cœur pour les tomes 2 à 7! Je les ai lus rapidement et, chaque fois, j’avais hâte d’en découvrir davantage. Notez qu’à l’heure où j’écris, la série comprend 13 opus.

Le récit est au passé et à la première personne. On entre donc dans la tête de Charley à la personnalité audacieuse. Elle souffre d’un déficit d’attention que, grâce au talent de l’auteure, on ressent très bien dans le récit. En effet, Charley peut passer rapidement d’un sujet à l’autre et oublier certains détails, mais jamais ceux importants pour ses enquêtes. Malgré ses idées à première vue éparpillées, elle nous surprend chaque fois, quand on réalise qu’elle suit un plan précis depuis le début. Elle parle sans aucun filtre, ce qui rend parfois la situation très cocasse. Je me répète, mais encore, j’avoue avoir l’impression de me retrouver dans un chick-lit. Humour, action, maladresse… Il y a aussi les enquêtes (professionnelles et personnelles) de la détective privée, ce qui donne un petit côté policier au roman.

L’histoire est chargée en intrigues. Encore une fois, l’action est sans relâche, surtout environ à partir du tiers des romans. Le rythme est bon, même si souvent un peu plus lent au début, sans que ce soit dérangeant. J’ai bien aimé voir évoluer les capacités surnaturelles de Charley. Dans le tome 2, bien que j’ai trouvé dommage de retrouver moins de scènes sentimentales, les développements font tout de même progresser la relation entre Charley et Reyes. En fait, elle gagne en profondeur, ce qui est toujours un plus, je ne peux donc qu’approuver. Dans les tomes suivants, on retrouve davantage Reyes, à notre plus grand bonheur.

La seule chose que je reproche vraiment à cette série, ce sont les nombreux et trop longs résumés de l’histoire des tomes précédents. Si entre-temps, je lis trente autres livres, ça me sera peut-être utile, mais quand on enchaîne les suites, c’est assez répétitif et donc agaçant. Une petite phrase de rappel m’aurait suffi, mais plusieurs paragraphes qui s’étalent parfois sur quelques pages, là, c’est trop.

Bref, il s’agit d’une digne continuité qui devrait plaire à tous ceux et celles qui ont apprécié le tome 1, qui aiment lire un récit au « je » où l’humour et l’authenticité sont bien présents, ainsi que le genre fantasy urbaine.
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vendredi 31 mai 2019

Mon avis sur "Charley Davidson - 1"


Série : Charley Davidson – Première tombe sur la droite (tome 1)

Auteure : Darynda Jones

Genre : Fantasy urbaine, romance paranormale



Résumé :


« Vous savez, ces mauvaises choses qui arrivent aux gens bien? C’est moi.

Mon nom c’est Charley et je suis la Faucheuse.

Les morts, je connais : j’en vois depuis que je suis née. Des fois, je les aide à faire des trucs du genre laisser un mot à leurs proches ou traquer leur assassin… Ça tombe bien parce que je suis aussi détective privée! Pratique, non? Ce qui l’est moins, c’est que les gens autour de moi ont du mal à y croire. Comme Swopes, l’agent avec qui je bosse : je voudrais qu’il me lâche un peu la grappe.

Cela dit, je pourrais le gérer si je n’avais pas d’autres chats à fouetter… comme ce bel inconnu qui vient me rendre visite toutes les nuits dans des rêves torrides et dont j’aimerais bien découvrir l’identité… »


Ma note :

Mon avis :

J’ai lu, non, dévoré, la version numérique de ce premier tome, suite à la recommandation d’une amie. Mais attention, il y a, en anglais, treize tomes et en français, 12 pour le moment. Le dernier étant sorti en 2018, j’ignore si l’auteure a complété ou non la série. La bonne nouvelle, en fait, il y en a deux, est que d’abord, le récit est traduit au même temps que celui qu’utilise originalement l’auteure, donc, au passé. La deuxième est que, bien qu’il existe une trame de base et qu’il vaut mieux lire les livres dans le bon ordre, à la fin d’un tome, l’intrigue se boucle.

La couverture est bien, j’apprécie particulièrement les variations de police d’écriture pour le titre… Le récit est écrit à la première personne, on est donc dans la tête de Charley et, dans cette tête, il s’en passe des choses! De réflexions cocasses aux situations ridicules, vous serez comblés! On y retrouve tellement d’humour et d’authenticité qu’on dirait presque un chick-lit.

L’histoire comporte de l’action sans relâche, on ne s’ennuie jamais. Le rythme est bon, sans longueur. J’aime aussi beaucoup la personnalité drôle et téméraire de Charley. Elle n’a peur de rien, ou presque… Et que dire de cette romance mystérieuse et surnaturelle!

Bref, il s’agit d’un roman haut en couleur, avec humour en bonne quantité, une intrigue sentimentale sexy et un rythme endiablé. Le récit est chargé en intrigues et, avec une héroïne faucheuse d’âme à la forte personnalité, on ne s’ennuie jamais. L’histoire plaira sans doute aux amateurs et amatrices de fantasy urbaine, qui apprécient beaucoup d’actions, d’enquêtes, une touche de romance et une plume simple très authentique.

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