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dimanche 31 mars 2019

Mon avis sur "Une fille comme elle"


Série : Tome unique

Auteure : Marc Levy

Genre : Comédie romantique



Résumé :


«  À New York, sur la 5e Avenue, s’élève un petit immeuble pas tout à fait comme les autres…

Ses habitants sont très attachés à leur liftier, Deepak, chargé de faire fonctionner l’ascenseur mécanique, une véritable antiquité. Mais la vie de la joyeuse communauté se trouve chamboulée lorsque son collègue de nuit tombe dans l’escalier. Quand Sanji, le mystérieux neveu de Deepak, débarque en sauveur et endosse le costume de liftier, personne ne peut imaginer qu’il est à la tête d’une immense fortune à Bombay… Et encore moins Chloé, l’habitante du dernier étage.

Entrez au N° 12, Cinquième Avenue, traversez le hall, montez à bord de son antique ascenseur et demandez au liftier de vous embarquer… dans la plus délicieuse des comédies new yorkaises ! »


Ma note : 3.5/5



Mon avis :

D’abord, ce livre m’a été suggéré par une amie. Comme je n’avais encore jamais lu de Marc Levy et que j’aime bien les romances, j’ai décidé de me plonger dans sa version numérique.

La couverture, que je trouve jolie, a su attirer mon regard avec ses belles couleurs. Le résumé m’intriguait aussi, avec l’histoire d’amour entre Sanji et Chloé. Par contre, en cours de lecture, ce résumé m’a déçue. Je m’explique… J’avais l’impression que Sanji deviendrait liftier en début de roman, peut-être au tiers, tout au plus, alors qu’il ne le devient qu’à la moitié. Ce délai a fait en sorte que j’ai trouvé ma lecture du début longue et n’aboutissant à rien. J’ai donc pris plusieurs semaines à lire la première moitié. Par contre, il ne m’a suffi que d’une seule journée pour terminer le reste. Si ce résumé ne m’avait pas créé de telles attentes, sans doute me serais-je moins ennuyée dans la première moitié.

Le récit est écrit à la troisième personne. Là, bien que je préfère à la première personne, la plume de Marc Levy est si fluide, harmonieuse, jolie et simple que cette narration ne m’a presque pas dérangée. En fait, elle ne m’a dérangée qu’au début. Et puis, j’ai dû m’habituer, ou alors, comme je trouvais ma lecture plus intéressante, je suis arrivée à oublier que le récit était au « il ».

Question rythme, j’ai rencontré à quelques reprises (encore là, surtout dans la première moitié) quelques longueurs. Dans ce début, j’aurais aimé que l’auteur me donne un peu plus de matière à maintenir l’intrigue, ou mon intérêt, quoi. Par contre, j’ai trouvé sa vision et sa façon d’aborder l’histoire intelligentes. On ressent une belle philosophie derrière les écrits. Marc Levy semble toujours bien choisir ses mots. Ça coule bien et c’est facile à lire.

On appelle ce roman une comédie romantique, et oui, il s’agit d’une comédie, j’ai d’ailleurs bien apprécié son humour et ri à plusieurs reprises. Par contre, ce n’est pas vraiment une romance. Dans une romance, je m’attends à, au gros minimum, 30 % de contenu se rapportant à l’intrigue sentimentale. Mais dans ce roman-ci, je dirais qu’il y en a moins de 10 %. Et dans ce moins de 10 %, je n’ai pas ressenti beaucoup l’émotion passer. Il y a, oui, un côté romantique, mais j’aurais voulu que l’auteur approfondisse sur les sentiments des protagonistes. Bon, c’est peut-être dû à mon habitude des récits au « je », plus près des émotions, car le lecteur est dans la tête du personnage. Ici, ce n’est pas le cas. Donc, l’émotion passe moins bien. Mais, même là, j’aurais voulu plus de détails, comme la fin qui me laisse sur ma faim. Ne vous en faites pas, la boucle se referme bien, mais beaucoup trop vite, à mon avis. J’aurais voulu en connaître bien davantage. J’ai eu l’impression que l’auteur me laissait combler les trous de cette fin, comme je le souhaitais, alors que j’aurais préféré découvrir sa vision à lui. Tout le long du roman, l’action est détaillée parfois plus que je le voudrais, mais à la fin, rien, pas de détails, ce qui fait un non-sens pour moi et m’a donc déçue. Tout de même, je dirais que, globalement, j’ai passé un bon moment de lecture.

Bref, une sympathique comédie romantique que je suis contente d’avoir lue, ne serait-ce que pour découvrir la très belle plume de l’auteur Marc Levy. Ce roman plaira sans doute aux amateurs et amatrices qui recherchent une lecture contemporaine légère, intelligente et avec une rafraîchissante touche d’humour.

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lundi 4 mars 2019

Mes solutions pour écrire sans bloquer



Vous arrive-t-il de frapper un mur en phase d’écriture? Moi, oui. Je crois que c’est normal et qu’il faut même s’y attendre à un moment ou à un autre. Aujourd’hui, j’avais donc envie de vous parler de mes solutions personnelles pour surmonter ces petits et gros blocages. Vous en utilisez peut-être déjà plusieurs, mais sinon, cet article pourrait vous offrir quelques pistes à suivre pour vous en sortir.

Voici différentes hypothèses de ce qui peut causer un blocage et, pour chacun, les solutions proposées.


HYPOTHÈSES et SOLUTIONS


1) La présence de trous à combler :

Parfois, l’absence de détails dans mon plan m’empêche d’écrire, parce que la scène est trop imprécise dans ma tête. Si vous travaillez sans plan, en rédiger un pourrait être une solution pour vous, car il vous servira de guide. Alors que certains le suivent fidèlement, d’autres n’en font pas, parce qu’ils savent justement qu’ils s’en écarteront. Pour ma part, je le suis, mais en restant ouverte à le changer au fur et à mesure que les idées viennent. Ainsi, je l’utilise pour noter et organiser l’histoire et ses intrigues et, une fois le premier jet entamé, il évolue continuellement, en m’inspirant même de nouvelles idées...

Toutefois, un plan est un résumé. Normal, donc, quand on en arrive là, de s’imaginer les grandes lignes d’une scène, un peu comme une vidéo truffée de trous noirs. Pour y voir plus clair et éviter de bloquer durant l’écriture, il faut combler ces trous. Quand je n’y parviens pas facilement, voici les étapes que j’utilise.

  • Je révise mon plan pour me remémorer la direction que prendra l’histoire.
  • Certains suggèrent de noter le début, le milieu et la fin de la scène en question, mais personnellement, j’écris plutôt une brève liste de tous les points qu’elle devrait contenir. Puis, je les place en ordre du premier au dernier arrivé.
  • Je m’imagine ensuite la scène comme un film. J’observe ce qui m’apparaît, par exemple l’action, l’environnement, les dialogues, les émotions ressenties par mes personnages, bref, tout ce qui m’aide à lui faire prendre vie dans ma tête.
  • Quand ce film me semble plus complet, j’écris, en commençant par ce qui se rapporte au premier point de ma liste. Si je ne suis pas inspirée, je résume ce même point. En écrivant, les idées viennent souvent… Peu importe si mes phrases sont jolies ou non, c’est secondaire à cette étape-ci, pour surmonter un blocage… Généralement, pendant la relecture, une meilleure idée ou formulation germe dans ma tête. Après quoi, je modifie mon texte et, graduellement, façonne la scène à mon goût.
Au pire, vous pourrez entièrement réécrire le début, une fois que votre premier jet sera terminé, puisque vous maîtriserez alors mieux votre scénario. N’oubliez pas qu’un premier jet est seulement une base de votre roman. Vous savez comme moi qu’on le retravaille toujours. Et, rien ne sert de tout rédiger à la perfection du premier coup. Pourquoi? Car en cours d’écriture, l’histoire pourrait prendre une direction différente, ce qui affectera ce texte que vous tentez de perfectionner. Vous devrez donc, de toute façon, le réécrire…  


2) Des recherches insuffisantes :

Évidemment, si vous ne connaissez pas assez bien un sujet, vous ne saurez pas quoi en dire. La solution est simple, faites vos devoirs en lisant sur le thème approprié ou regarder des vidéos qui en parlent. Si l’ampleur de la tâche vous décourage, évitez de tout faire en une seule fois. Planifiez plutôt quelques minutes par-ci par-là.


3) Une vision trop vague :

Durant l’écriture, lorsqu’une description se présente, c’est souvent le moment où j’arrête. J’ai besoin d’un visuel clair de ce que j’ai à décrire. Mais cette image, je n’en vois parfois qu’une partie, le reste étant encore une fois truffé de trous. Voici quelques moyens que j’utilise pour parvenir à les combler.

  • Je monte un dossier d’images des principaux éléments à décrire. Par exemple, dans mon prochain roman, plusieurs scènes se déroulent dans un manoir. J’ai donc recherché, puis enregistré des photos des différentes pièces. Quand ça ne représente pas parfaitement ce que j’ai en tête, j’ajoute des notes sur l’image, comme « accent rose au lieu de turquoise ». Je fais la même chose pour mes personnages ou les objets que je visualise mal, mais qui sont importants à l’histoire.
  • Si vous êtes habiles dans ce domaine, vous pouvez aussi dessiner ou modifier l’image avec un logiciel pour qu’elle représente mieux ce que vous imaginez. Personnellement, je dessine les lieux des scènes principales pour situer les bâtiments sur le terrain environnant (forêt, montagne, bâtiments avoisinants, route, etc.). Ça m’aide à rester cohérente. Parfois, ça m’inspire aussi quelques idées…
  • S’ils sont réels, vous pouvez imprimer la carte des lieux, et même l’image satellite avec la topographie du terrain. Vous y noterez ensuite le trajet parcouru ou l’endroit où se déroulent les scènes plus importantes.
Conseil : Surtout si vous écrivez une série et que certains lieux reviendront dans la suite, pensez à en conserver un visuel comme référence future. Ça vous permettra de rester constant dans vos descriptions.


4) Un manque d’idée en plein cœur d’une scène :

Quand ça m’arrive, différentes options s’offrent à moi.

5) L’inspiration manque à l’appel :

Ça peut m’arriver quand je modifie du tout au tout une scène à laquelle je réfléchis donc pour la première fois. Il est alors bénéfique de laisser reposer le texte quelques jours pour prendre le temps de s’inspirer d’autres choses.


6) Raison physique ou psychologique

Bien sûr, l’auteur peut aussi frapper un mur en raison d’un malaise physique (fatigue, maux de tête, etc.) ou psychologique (manque de motivation, dépression, etc.). Alors là, avant toute chose, la solution sera de prendre soin de vous. Je sais que, quand je me sens bien, j’écris plus facilement et avec de meilleures idées.

Mais pour le manque de motivation, voici ce qui m’aide :
  • Je me donne de petits objectifs. Il est vite décourageant de songer à tous ces chapitres qu’on doit produire et aux nombreuses corrections à effectuer pour qu’une histoire devienne le livre qui nous satisfait. Peut-être si décourageant que, consciemment ou non, l’auteur retardera le plus possible le moment d’écrire. Si tel est votre cas, concentrez-vous plutôt sur quelque chose de plus accessible, comme une scène ou même une phrase. Vous penserez à la prochaine lorsque vous y serez rendu. Avancer un petit pas à la fois allège la tâche et peut vous rappeler qu’en fait, vous aimez écrire, ce qu’on oublie parfois quand on est démotivé.
  • Je me mets dans l’ambiance, soit en m’isolant dans un endroit calme ou en écoutant de la musique inspirante avec mes écouteurs. Si vous avez une routine d’écrivain, faites-la, ou faites tout ce qui pourrait vous aider à vous sentir bien et entrer en mode écriture.
  • Je relis mon dernier chapitre. Souvent, ça éveille une envie de rédiger la suite.

7) Environnement qui ne favorise pas l’écriture

  • S’il y a trop de bruits, mettez de la musique dans vos écouteurs, ou alors, trouvez un endroit ou un moment de la journée plus calme qui vous permettra d’écrire.
  • Si votre entourage vous déconcentre, pourquoi ne pas mettre une affiche ou un accessoire (foulard, chapeau, etc.) pour informer vos proches que lorsqu’ils voient ce signe, vous êtes dans votre bulle d’écrivain? Déterminez d’abord ensemble la meilleure façon de communiquer avec vous dans ces moments-là. Ils pourraient vous envoyer un message ou, en silence, laisser par exemple un carton rouge à vos côtés pour vous faire savoir qu’ils veulent vous parler. Aussitôt que vous le pourriez, vous iriez les retrouver.

✿✿✿
Voilà, je pense avoir fait le tour. Sur ce, je vous souhaite d’écrire sans bloquer!
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lundi 11 février 2019

Mon avis sur "Don’t look back"


Série : Un seul tome, donc aucune suite.
Auteure : Jennifer L. Armentrout
Genre: Young Adult, thriller, romance

Résumé : 
(traduction maison)

« Samantha est une étrangère dans sa propre vie. Avant la nuit de sa disparition avec sa meilleure amie, Cassie, tout le monde disait que Sam avait tout — popularité, richesse, et un amoureux de rêve. 

Sam refait surface, sans se rappeler la personne qu’elle était et ce qu’il s’est passé cette nuit-là. Alors qu’elle tente de recoller les morceaux de sa vie d’avant, elle réalise qu’elle ne veut plus rien savoir de celle qu’elle était. L’ancienne Sam maîtrisait l’art de la méchanceté, et sa relation avec Cassie ressemblait davantage à celle de meilleures ennemies. Pour Sam, perdre sa mémoire est comme gagner à la loterie. Elle obtient une seconde chance pour devenir une meilleure fille, sœur et amie. En plus, elle tombe amoureuse de Carson Ortiz, un garçon qui a toujours veillé sur elle — même si l’ancienne Sam le traitait comme un déchet de la société.

Mais Cassie manque encore à l’appel, et ce qu’il lui est arrivé cette nuit-là n’est pas seulement enfoui dans la mémoire de Sam — quelqu’un d’autre sait, quelqu’un qui veut s’assurer que Sam ne parlera pas. Sam, elle, ne souhaite que la vérité. En débloquant ses souvenirs embrouillés de cette terrible nuit, elle pourra enfin passer à autre chose. Mais, et si ce qui gardait Sam en vie était justement ce trou de mémoire? »

Ma note :

Mon avis :

Comme tous les romans de cette auteure, j’ai lu la version originale anglaise. Malheureusement, je ne crois pas qu’il soit traduit en français, du moins, au moment où j’écris ce billet. Dommage, car l’histoire en vaut la peine, quoique de toute façon, comme les autres romans de cette auteure qui écrit au passé, il serait traduit au présent, ce qui sonnerait vraiment faux. C’est aussi pour cette raison que je préfère lire la v. o. a.

D’abord, la couverture… Je la trouve originale avec la ballerine du miroir qui prend une position différente. Elle représente bien l’histoire, mais elle est assez terne, sans couleur. J’imagine que lorsqu’on est une auteure best-seller comme Jennifer L. Armentrout, l’image de couverture importe moins… ça se vendra quand même. Quant au récit, il est écrit à la première personne, ce que personnellement je préfère. La plume de l’auteure est superbement travaillée, tout en restant simple à lire, fluide et authentique. Pour ceux qui lisent peu en anglais, les romans de cette auteure sont un bon choix, puisque vous ne passerez pas tout votre temps à traduire de grands mots.

Parlons histoire… La narratrice, Samantha Franco, 17 ans, se réveille un jour avec une sévère amnésie après avoir subi un mystérieux événement traumatique. En plus des difficultés à réintégrer une vie où tout lui semble inconnu, elle cherche à trouver les réponses à ce qu’il est arrivé, à elle, ainsi qu’à Cassie, sa meilleure amie qui a disparu. En plus, Sam a un amoureux dont elle n’a aucun souvenir, pour qui elle n’éprouve rien et qui semble lui mentir. Et d’un autre côté, un voisin éveille et trouble tous ses sens en faisant sautiller son cœur de joie. Sans parler des souvenirs confus qui remontent tranquillement à la surface, angoissant ainsi Samantha qui tente très fort de démêler tout ça pour trouver la vérité.

Dès le début, le mystère est très présent, ce qui rend l’histoire vraiment captivante. Bien que j’ai deviné l’intrigue assez tôt (il m’arrive souvent d’en deviner une bonne partie, mais ça ne veut pas dire que c’est facile à trouver), ça n’a pas du tout gâché mon plaisir. Un doute persistait toujours et, comme je n’avais pas toutes les pièces du puzzle, je n’arrêtais pas de me questionner tout au long de ma lecture. J’avais vraiment hâte de tout savoir pour vérifier si j’avais raison ou non… Le rythme est donc excellent, aucune longueur! J’ai aussi bien aimé les descriptions d’ambiance efficaces utilisées par l’auteure.

Il s’agit d’un thriller et, normalement, ce n’est pas mon genre préféré. J’adore le mystère, mais je le préfère associé avec un autre genre, comme ici la romance, un mélange que j’ai beaucoup apprécié. Toutefois, j’avoue avoir trouvé effrayantes certaines scènes dignes d’un film d’horreur, bien que tout s’intégrait à merveille dans l’histoire. Et ça restait tout de même très léger comme horreur… Finalement, ce roman est un de mes préférés de Jennifer L. Armentrout. Pour une fois, il n’y avait rien de vulgaire, ce que j’ai beaucoup apprécié. Par contre, je me suis parfois questionnée quant aux valeurs de certains protagonistes. Je n’en revenais pas qu’une personne puisse penser ainsi. Mais malheureusement, je sais que c’est plausible. Tout le monde n’hérite pas de belles valeurs de leurs parents… J’ai quand même beaucoup aimé voir évoluer Samantha dans son réapprentissage d’elle-même et dans sa quête de vérité.

Bref, un coup de cœur pour moi, pour ce captivant thriller à l’histoire intrigante et bien rythmée. Ce roman plaira sans doute aux amateurs et amatrices du genre Young adulte, rempli de mystères et qui possède une belle touche de romance.



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Révision de texte : 7 points essentiels à vérifier


Aujourd’hui, j’aimerais vous parler des points essentiels auxquels, personnellement, j’accorde beaucoup d’importance quand je retravaille le texte de mes romans. Ces essentiels font une énorme différence dans le rendu final de mon texte, j’ai donc pensé vous en faire profiter, au cas où ce serait utile à certains.

Sept points me sont naturellement venus en tête pour cet article. Il en existe sûrement d’autres, parce que je ne détiens pas toutes les réponses, mais ce sont ceux que j’utilise le plus. Je n’aborderai pas le « contenu » du texte en tant que tel, mais plutôt le « contenant » que je considère comme la base du texte. N’allez pas comprendre que mes écrits ne présentent plus aucun défaut, mais j’essaie de les éliminer le plus possible. La différence, je la vois, comme quoi cette formule est gagnante pour moi, et je suis convaincue qu’elle pourrait aussi l’être pour vous.
« N’importe qui peut écrire un texte, mais n’importe qui n’écrit pas un bon texte. » 
Mes débuts étaient assez minables et heureusement qu’ils n’ont jamais été publiés, car j’aurais eu honte… Si vous pensez que c’était parce que j’étais pourrie en français, détrompez-vous! Je me trouvais toujours parmi les meilleurs de classe. Je faisais rarement des fautes d’orthographe, maîtrisais sans problème les règles de grammaire, construisais des textes qui répondaient très bien aux exigences de mes professeurs et récoltais toujours d’excellentes notes. Alors, pourquoi ai-je dû réécrire au moins 20 fois mon premier roman? Que manquait-il à mes textes?

Ils manquaient de révision… car je manquais d’expérience et de connaissances.

Autant pour l’auteur que le lecteur, il n’y a que des avantages à réviser selon ces 7 points. Vous améliorerez votre texte qui gagnera en qualité. Vous n’en serez que plus confiant quand viendra le temps de le faire lire aux autres. Les critiques seront peut-être plus positives, puisque le lecteur appréciera davantage sa lecture, ce qui vous apportera sans doute plus de lecteurs. Etc.



Les 7 POINTS ESSENTIELS à vérifier :


1) La règle de trois

La règle : Éviter d’écrire un mot de même famille 3 fois dans un même paragraphe.

Connaissez-vous cette règle? Il s’agit de la plus importante règle d’écriture à respecter, quoiqu’on la décrive comme « non dite ». Mais si vous la suivez, elle pourrait littéralement transformer votre texte en le faisant passer au niveau supérieur. C’est du moins l’impression que j’ai eue lorsque j’ai commencé à l’appliquer. Je ne sais pas si vous le réalisez, mais les répétitions incluent aussi les participes passés avec les verbes avoir et être! Quand on écrit un retour en arrière dans l’histoire, c’est un vrai défi! J’avoue que, malgré mes efforts, je n’y arrive pas toujours. Mais l’important est d’essayer et de réussir la plupart du temps. Si je passe de 6 à 4 verbes avoir dans mon paragraphe, j’en aurai tout de même éliminé 2 et mon texte en sera amélioré.

La solution est donc d’utiliser un synonyme ou de modifier la phrase. Oui, il faut parfois user d’ingéniosité pour reformuler autrement, mais avec la pratique, ça viendra plus facilement.

Je lis régulièrement des auteurs, qu’ils soient autoédités ou édités par des maisons d’édition classique (eh oui, eux aussi!), où je peux compter 7 fois le verbe être dans un court paragraphe! Je trouve ça vraiment dommage (vous comprendrez pourquoi dans l’exemple suivant), car moi, ça me donne juste envie de refermer le roman.

Voici l’exemple d’un texte (spécialement écrit pour cet article). Dans la première version, on y trouve plusieurs répétitions, tandis que j’ai retravaillé la seconde version pour éliminer les répétitions. Lisez et voyez vous-même la différence!

Version 1 : 
« Je regardais mon reflet dans le miroir de ma chambre. Mes cheveux étaient brun-roux et retombaient librement en boucles dans mon dos. Mes yeux verts étaient grands et avaient de longs cils noirs, tandis que mes joues étaient d’une jolie couleur rosée. Elles contrastaient avec le teint de ma peau qui, lui, était de porcelaine. Je baissai le regard vers ma robe. Elle était faite d’un tissu léger de couleur émeraude qui s’agençait plutôt bien à mes yeux. Ma mère me l’avait offerte à mon anniversaire, mais je ne l’avais jamais portée. Je l’avais plutôt laissée dans la penderie, jusqu’à maintenant… Parce que ce soir, c’était particulier. C’était le moment tant attendu de ma rencontre avec le prince. »

Répétitions : 7 fois le verbe être; 4 fois le verbe avoir; 2 mots de même famille que regard; 2 fois le mot yeux, 2 fois le mot plutôt, 2 fois le mot couleur. Eh oui, il vaut aussi mieux tenter d’éliminer les répétitions rapprochées, même si seulement répétées 2 fois.

Version 2 :
« Devant le miroir de ma chambre, je contemplais mon reflet. Mes cheveux brun-roux retombaient librement en boucles dans mon dos, de longs cils noirs bordaient mes grands yeux verts, tandis que mes joues rosées contrastaient avec mon teint de porcelaine. Je baissai le regard vers ma robe. Son léger tissu émeraude s’harmonisait joliment à la couleur de mes iris. Offerte par ma mère à mon anniversaire, je ne l’avais pourtant jamais portée. Elle reposait plutôt dans la penderie, jusqu’à maintenant… Parce que ce soir représentait un moment très particulier que j’attendais depuis si longtemps, celui de ma rencontre avec le prince. »

Répétition (aucune) : 0 verbe être; 1 verbe avoir; 1 fois le mot regard; 1 fois le mot yeux; 1 fois le mot plutôt; 1 fois le mot couleur.

Remarquez-vous qu’en utilisant des verbes d’action pour la description, au lieu du si commun verbe être, le texte s’améliore? On en apprécie davantage la richesse du vocabulaire. Ça semble aussi plus fluide. L’utilisation des verbes d’action rend les descriptions plus précises, il est donc plus facile de s’imaginer la scène (c’est moins forçant à lire, parce qu’on a besoin de moins se concentrer pour interpréter le texte).

Exception à la règle : La répétition est acceptable, lorsque l’auteur veut insister sur un point, un mot, ou pour des raisons poétiques. Mais attention, en abusant on en perd le sens.



2) Écrire en harmonie

J’ai déjà écrit un article à ce propos. Mais en bref, pour des phrases rapprochées l’une de l’autre, il faut éviter de commencer par le même mot.

Imaginez-vous quelqu’un qui joue la note « do » sur un clavier à chaque seconde, répété 20 fois (do, do, do, do, etc.). C’est assez énervant, non? Mais imaginez que cette note varie en longueur (1 sec, 0.5 sec, 2 sec, etc.) et en tonalité (do, sol, mi, etc.). Ce sera maintenant harmonieux, tel un bel air de musique!

La solution est donc de varier les débuts et la longueur des phrases.

Voici 2 versions (écrites pour cet article), la première avec des phrases de longueur semblable et commençant par le même mot, tandis que la seconde version présente des phrases de longueur différente et des débuts variés. Lisez et constatez vous-même la différence.

Version 1 : 
« Je me promène dans la rue. J’aperçois un écureuil sur une branche. Je sens le vent souffler dans mes cheveux. Je frissonne sous la brise fraîche. J’accélère alors le pas. J’ai maintenant hâte de me réchauffer. »

Version 2 :
« Je me promène dans la rue. Sur ma droite, un écureuil saute d’une branche d’arbre à une autre. Quand je regarde à nouveau devant moi, le vent souffle dans mes cheveux qui me fouettent alors le visage et, comme la brise est fraîche, un frisson me parcourt le corps. Mon pas s’accélère. Maintenant, j’ai hâte d’arriver pour me réchauffer devant un bon feu. »
Remarquez comme la version 1 est saccadée et agaçante à lire, tandis que la version 2 est plus fluide, harmonieuse et donc plus plaisante à lire.

La longueur des phrases peut aussi servir au rythme. Les phrases courtes l’accélèrent, tandis que les longues le ralentissent. Varier les longueurs est harmonieux et facilite la lecture. Mais pour une scène stressante, l’auteur pourrait cumuler quelques phrases courtes et ainsi transmettre au lecteur une impression de vitesse, d’essoufflement et d’angoisse. Ou au contraire, il pourrait utiliser quelques phrases longues pour une scène se déroulant au ralenti.



3) Écrire sans faute d’orthographe

Je lis régulièrement des publications avec de nombreuses fautes d’orthographes, ce qui me désole un peu. Si vous souhaitez publier un roman, dites-vous que, même avec l’intention d’engager une correctrice, il vaut mieux se corriger au maximum avant. Savez-vous que plus vous faites de fautes, plus les services de corrections vous coûteront cher? Eh oui!

Petite anecdote. Je vois si souvent des jeunes écrire « sa » au lieu de « ça » que je pensais qu’il s’agissait des nouvelles règles du français rectifié. Alors, j’ai demandé à ma correctrice, mais elle m’a répondu qu’il s’agit bien d’une faute. Lol, ça fait quand même un peu peur, parce que beaucoup de lecteurs ne sauront pas qu’il s’agit d’une erreur, ils se mettront peut-être à écrire « sa » au lieu de « ça ». Mais en fait, le « ça » (que l’on peut remplacer par « cela ») indique quelque chose que l’on démontre, alors que « sa » (au masculin « son ») indique plutôt quelque chose qui appartient à quelqu’un. Avouez que le texte prend un sens différent avec l’un ou l’autre!

La solution est de vous servir de bons logiciels de correction. Le correcteur intégré au programme utilisé pour écrire est insuffisant. Il en existe plusieurs sur le marché (gratuits ou non). Mais attention, ce type de logiciel n’est pas non plus infaillible. Il ne sert qu’à vous faire remarquer une faute potentielle. C’est donc à vous de vous questionner à son sujet (Est-ce le bon accord? Est-ce vraiment une faute?). Le logiciel Antidote, par exemple, permet aussi de relever les répétitions (mais bizarrement pas celles du verbe être ou avoir), et encore là, il en laisse passer… Ce pourquoi il vaut toujours mieux faire aussi corriger vos textes par une autre personne, qui possède un regard frais (oui, parce que l’auteur connaît tellement son texte que, habituellement, il en vient qu’à ne plus voir les fautes d’orthographes ou de frappes). C’est à ça que sert une correctrice!



4) Connaître les différentes règles de français

Chaque fois que j’ai un doute au sujet de la langue française, je consulte l’Office québécois de la langue française (http://bdl.oqlf.gouv.qc.ca/bdl/index.aspx). Leur site web est très complet. Vous y aurez accès à une foule d’informations concernant les différentes règles comme la grammaire, l’orthographe, la syntaxe, le vocabulaire, la ponctuation, la typographie, la rédaction, etc. Il y a toujours de bons exemples qui facilitent la compréhension. Ce site est une excellente référence, il est tout simplement génial!



5) Choisir et s’approprier un style

Quand vous révisez votre texte, il est bon d’affiner votre style. Intensifiez-le là où il en a besoin, ou modérez-le en éliminant les abus. Bref, trouvez le bon équilibre. Vous ne connaissez pas votre style et n’y avez jamais songé? Alors, trouvez-le. Voici comment vous pourriez y arriver.

En fonction de vos goûts
C’est en lisant d’autres romans que vous découvrirez les styles d’écriture que vous préférez et ceux que vous aimez moins. Étudiez ceux qui vous plaisent le plus. Demandez-vous, par exemple :
  • Est-ce écrit au « je » ou au « il »?
  • Le récit est-il au présent ou au passé?
  • Y a-t-il l’utilisation ou non de patois, d’onomatopées (des mots qui représentent des sons, comme aïe! pour la douleur), ou d’expressions authentiques?
  • Le vocabulaire est-il érudit ou, au contraire, simple et accessible à tous?
En vous questionnant ainsi, vous aurez une meilleure idée du style d’écriture que vous voulez vous approprier. Vous pouvez aussi lire divers auteurs de votre style préféré et tenter de reconnaître ce qui les différencie. Ensuite, lancez-vous! Écrivez, prenez de l’expérience, puis relisez-vous plus tard pour juger si votre texte vous plaît ou non. Le style peut beaucoup évoluer avec le temps… Au début, il est normal de moins le maîtriser.

En fonction du genre
Le style peut aussi être choisi en fonction du genre du récit. Sachez, par contre, que rien ne vous empêche de faire autrement. Par exemple :
  • Une fable sera souvent plus poétique, racontée au temps passé et à la troisième personne.
  • Une nouvelle historique contiendra généralement des termes de l’époque.
  • Une romance contemporaine est souvent écrite au « je » et au présent.
  • Une narration au « je » d’une petite fille de 6 ans n’utilisera sans doute pas de grands mots que seule une adulte connaîtrait, sauf s’il s’agit d’un robot à l’intelligence artificielle! Il faut rester cohérent…

  
6) N’oubliez pas d’utiliser les retours à la ligne

Je lis parfois des textes où l’auteur semble avoir oublié de former des paragraphes. Je ne sais pas pour vous, mais moi, je trouve alors ma lecture longue. Très longue… Tout comme le paragraphe, elle semble s’éterniser. Mais en tant qu’auteur, avez-vous vraiment envie que vos lecteurs trouvent vos écrits interminables? Je ne crois pas, non… Alors, pensez à former des paragraphes.

À mes débuts, j’ignorais un peu quand changer de paragraphe. En m’informant, j’ai finalement compris qu’ils ne servaient pas seulement à faire respirer le texte, mais aussi à regrouper une idée. Par exemple, une description d’un lieu pourrait faire l’objet d’un seul paragraphe. Si la description est très longue, tentez de la séparer en sous-idées. Par exemple, un paragraphe pour décrire l’ambiance générale d’une ville et un second pour décrire un immeuble en particulier où le personnage ira.

Un paragraphe peut ne contenir qu’une seule phrase et même un seul mot sur une ligne, quand on veut insister sur cette phrase ou ce mot. Par exemple, s’il s’agit d’une réaction plus intense du personnage, ou encore, d’une action marquante et séparée du reste. Mais encore, mieux vaut éviter les abus…



7) Se relire et se corriger!

Tous les auteurs que je connais le font. Ils écrivent, se relisent, retravaillent leur texte en fonction de ce qu’ils veulent y retrouver (par exemple : plus d’émotions et d’ambiance, descriptions brèves, etc.). Ils corrigent les fautes ou les mauvaises tournures de phrases, suppriment les mots en trop et ajoutent ceux qu’il manque. Faites-vous à l’idée, vous devrez vous aussi passer par ce processus si vous souhaitez que votre texte soit à son meilleur. À moins que vous n’écriviez que pour vous? Mais logiquement, on publie pour être lu. Dans ce cas, souciez-vous d’offrir une meilleure expérience de lecture à vos lecteurs. Parce que si vous écrivez seulement pour débarrasser votre tête d’une histoire sans prendre le temps de retravailler votre texte, il est fort probable que bien peu de gens vous liront. Vos intentions transparaîtront dans vos écrits. Faites plaisir à vos lecteurs et ils vous feront plaisir en retour!

Une solution qui pourrait vous aider avec cette étape est de faire appel à des bêta-lecteurs. Mais attention, par expérience, je vous suggère fortement de travailler d’abord votre texte au maximum. Sinon, la vision du bêta-lecteur sera ternie et vous risquez d’être découragé devant l’ampleur des commentaires ou bien penser que votre roman ne vaut rien. Alors qu’en fait, il aurait seulement besoin de plus de travail. Le regard frais des bêta-lecteurs pourra aussi mieux repérer les mots en trop et ceux qu’ils manquent (n’oubliez pas, l’auteur en vient souvent à voir les phrases qu’il a en tête plutôt que les mots qu’il voit réellement). Alors, avoir des gens qui nous relisent est avantageux. Pour ma part, je ne m’en passerais plus!

*** Dans les commentaires, quelqu'un m'a rappelé l'importance d'ajuster le rythme lorsque vient le temps de retravailler son texte. Bien que ça concerne peut-être un peu plus le contenu que le contenant, je vous réfère à 2 anciens articles de ce blogue où je parle de la façon dont je procède pour accélérer le rythme de mon récit.
Coupures nécessaires (partie 1)
Coupures nécessaires (partie 2)


Conclusion :

En respectant ces 7 points, votre texte, vous et vos lecteurs y gagnerez beaucoup! Vous n’êtes pas convaincus? Alors, essayez ces corrections avec un ou deux paragraphes, puis comparez la version d’avant à celle d’après. Qui sait, vous pourriez réaliser à quel point la différence est grande! Alors si vous n'appliquez pas déjà ces 7 points à vos textes, ce travail peut être décourageant, mais allez-y un paragraphe à la fois, en gardant par contre toujours en tête la transformation finale, le réel potentiel de vos écrits.

Une histoire n'est qu'une histoire. Elle ne brillera que lorsqu'on la place au soleil après l'avoir bien nettoyée puis polie!


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